Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 25 juin 2009

J'ai trouvé le grand amour grâce à la Route des Tamarins

True story ! Un ami m'a raconté son histoire :

"Hier, j'ai voulu voir à quoi ressemblait cette fameuse route des Tamarins. Avant de l'emprunter, je ne me doutais pas une seule seconde qu'elle allait bouleverser ma vie. J'ai quitté Saint-Paul, la ville où je réside, à 14h30 et je suis arrivé à Saint-Pierre à 15h, soit en tout juste 30 minutes au lieu des 45/50 minutes quand il n'y pas d'embouteillages.

Il faisait beau, j'étais heureux, j'avais envie de prendre un verre en terrasse sur le front de mer. Le temps d'y arriver, de me garer, il était exactement 15h08 quand j'allais entrer au Malone's, c'est alors que je l'ai vue ! Le temps, la réalité, la distance se sont alors mélangés. Il n’y avait plus de début, ni de fin. L’alpha était devenu l’oméga et l’oméga était devenu l’alpha. Le haut était devenu le bas et le bas était devenu le haut. A la seconde où mes yeux se sont posés sur cette fille, je savais qu'elle était la femme de ma vie, qu'un jour je l'épouserai et qu'elle portera mes enfants.

Je l'ai invitée à prendre un verre, nous avons discuté toute l'après-midi puis nous sommes allés dîner. Elle m'a confié que mon coup de foudre était réciproque. Nous nous connaissions que depuis quelques heures et déjà nous avions des sentiments forts l'un pour l'autre. Se séparer, même pour une nuit, a été douloureux.

Aujourd'hui mercredi 24 juin 2009 à 15h08, ma vie a commencé et je n'imagine pas une seule seconde la vivre sans elle.

Mais tout cela n'aurait pas été possible sans la route des Tamarins ! Sans celle-ci je serai arrivé à Saint-Pierre à 15h15 et devant le Malone's à 15h23. Qui sait si elle aurait été encore là ? Probablement pas.... Cette idée me glace le sang. Savoir que j'aurais pu, sans la route des Tamarins, passer à côté de ma vie.....

Cette route n'est pas une simple route. Elle va changer nos vies, elle a déjà changé la mienne.

Un jour, j'appellerai mon fils Paul et ma fille Françoise."

13:59 Publié dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 27 mai 2009

Je ne prends mon pied qu’avec les hommes mariés

Ci-dessous un petit texte que j'ai écrit.

------------------

Je m’excuse par avance auprès de toutes les femmes trompées mais que voulez-vous on ne se refait pas ! D’ailleurs, pour l’anecdote, un homme m’a dit une fois « Je baise toujours mieux ma femme après l’avoir trompée ! ». Alors mesdames, vous devriez peut-être me remercier.

J’ai connu un certain nombre de garçons dans ma vie, j’ai passé de très bons moments avec eux mais je ne prends réellement mon pied que si l’homme avec qui je partage mon lit est marié.

J’ai déjà été avec des amants formidables, tout ce dont une fille peut rêver mais ce n’était pas suffisant pour me satisfaire ! J’ai besoin de ce petit truc en plus qui pimente nos ébats pour décoller vraiment et atteindre le nirvana.

J’intellectualise le sexe, c’est le goût de l’interdit que je recherche.

Quand un homme me plait, je vérifie de suite s’il porte une alliance. Si c’est le cas, je jubile intérieurement et je fais tout pour le séduire. S’il est marié depuis peu de temps, c’est encore mieux. Mon record c’est deux mois de mariage et je cherche sans cesse à l’améliorer.

Certains refusent mes avances mais beaucoup succombent à mes charmes. Vous seriez surpris de la facilité à corrompre un homme marié.

Mais je suis plus complexe que cela, je vous l’avais dit, j’intellectualise le sexe. Beaucoup trop veulent me sauter rapidement avant de rentrer chez eux retrouver leur femme, je mérite mieux que ça !

J’aime discuter avant de coucher. Je veux que le garçon se livre, qu’il me raconte sa vie, son mariage, sa femme, ses enfants. Je souhaite également voir la photo de la malheureuse.

Je l’amène à me dire qu’il aime sa femme et qu’ils sont heureux. C’est ce paradoxe entre cet amour et ce désir incontrôlable pour moi qui m’excite, je me sens vivre !

Dans ces moments là, une douce chaleur monte en moi, je fonds littéralement. En matière de préliminaires, ces paroles sont pour moi aussi importantes que des caresses.

Il y a également deux choses que je demande à mon partenaire et qui me mettent dans tous mes états. J’adore quand juste avant de passer à l’action, il appelle sa femme pendant qu’il contemple mon corps nu, lire dans ses yeux les envies les plus osées, et quand il termine par un « je t’aime. » S’il pouvait aussi pendant notre échange garder son alliance, un symbole du mariage que l’on ferait éclater en mille morceaux, ce serait l’idéal.

Malheureusement, par excès de pudibonderie, le mec accepte rarement. S’il savait ce que je serais capable de lui offrir en retour, il ne se ferait pas autant prier car je suis très généreuse en matière de sexe.

Mais je ne suis pas rancunière, son infidélité satisfait mon besoin pervers, alors en échange je lui donne malgré tout beaucoup de moi-même. Je vous laisse imaginer ce que cela peut donner.

Juste avant le bouquet final, il me dit alors « Tu fais mieux l’amour que ma femme » et là c’est la jouissance ultime, une explosion de plaisirs, plus rien ne compte, le temps, la réalité, la distance se mélangent. Il n’y a plus de début, ni de fin. L’alpha devient l’oméga et l’oméga devient l’alpha. Le haut devient le bas et le bas devient le haut.

C’est après cet instant magique mais rare que je cours.

Je sais, vous allez me dire que je suis cruelle et tordue mais il faut me comprendre.

On dit qu’avec l’héroïne, c’est la première fois la meilleure et qu’on passe ensuite toute sa vie à rechercher cette sensation originelle. Les hommes mariés, c’est mon héroïne.

J’ai connu ma toute première expérience sexuelle avec un homme marié. J’avais 17 ans, lui 32. Il était très doux, très patient, c’était divin. A cet âge là, plaire à un homme, un vrai, c’est tentant et très flatteur, il était fou de désir pour moi.

Deux mois auparavant, il avait juré fidélité à ma sœur.

 

S.P.

lundi, 14 juillet 2008

Audrey & Chloé

Je me suis réveillée samedi en étant décédée. Mon cœur s’était arrêté, Audrey avait essayé de me sauver en me faisant un massage cardiaque mais mon cœur s’était arrêté.
Des évènements qui ont eu lieu ces dernières semaines ont eu raison de mon cœur.

Je pouvais marcher et parler, mais j’étais morte. J’étais triste car cela signifiait que je ne pourrai plus vivre avec Audrey, que nos routes se séparaient. Même si nous l’aurions voulu, cela n’aurait pas possible.
C’est un peu comme un garçon de 14 ans et une femme de 38 ans. La femme le sait, le garçon croit encore en l’avenir, en la persistance des sentiments. Jusqu’à ce qu’il rencontre une fille de son âge. Il est alors divisé entre son ancien et son nouveau cœur.

Avec Audrey cela fut comme cela. Je l’aimais, je l’aime toujours, mais plus tardive la séparation interviendra, plus dure elle sera.

Ça fait vraiment un choc de se dire que l’on est un mort vivant. On ressent une telle solitude. On se demande si l’on rencontrera des personnes comme soi. Le vide devant nous s’ouvre.

Qui a dit que que les rêves étaient sans conséquences sur la vie réelle ? D’ailleurs qu’est ce que le réel ? Suis-je réelle ? Depuis un retour de London où je ne savais plus si j’étais à Paris ou si je rêvais que j’étais à Paris, ma perception de la réalité est différente.


Lorsque le taxi m’avait ramené chez moi vers 3h30, j’étais dans un demi-sommeil. J’espérais que Chloé fusse à côté de moi, mais elle ne l’était point.
Le temps, une nuit douce et venteuse, accentuait le manque. Chloé était le vent et la nuit. Maxime a commencé à chanter la maison bleue. La douleur devenait plus aigue et je commençais à suffoquer. Chloé y avait vécu. Elle était insouciante et pure mais la vie l’avait pris.

Innocence et pureté émanaient de son visage et sa voix était espièglerie et savoir vivre.

Elle aimait le Bellini de l’Eden Roc et ses grands yeux suffisaient à combler ma soif et mon angoisse existentielle.

J’ai décidé de déménager dans un endroit sans vent, sans nuit et où le ciel ne serait pas bleu car ces trois éléments sont Chloé, et les voir ou les sentir, à elle, me font penser.

Je suis vivant, mais je suis morte. Je ne sais pas comment ont vécu ceux qui ont connu cet état.

Ce soir, le vent qui d’habitude m’apaise, alimente le manque.

Aux Solidays, où elle aurait du y être je ne l’ai pas vu. Elle pensait qu’un mec de 40 ans qui aborde une fille de 23 ans, c’est forcément pour le cul. Comme j’aurai aimé que cela soit vrai. Mais la vie est un mensonge et comme Louis, Jean-Louis et Corinne le répétaient « les anges n’aiment pas devenir vieux ».

samedi, 10 mai 2008

Pascal Sevran est mort le vendredi 9 mai 2008

Ci-dessous un e-mail que j'ai reçu :

--------------------------------------

a30abd74b99cc2ae1e2938ddc9a55c87.jpgPascal SEVRAN est mort le vendredi 9 mai 2008

Il venait d'avoir dix-huit ans
Il était beau comme un enfant
Fort comme un homme
C'était l'été évidemment
Et J'ai compté en le voyant
Mes nuits d'automne
J'ai mis de l'ordre à mes cheveux
Un peu plus de noir sur mes yeux
Ca l'a fait rire
Quand il s'est approché de moi
J'aurai donné n'importe quoi
Pour le séduire

Il venait d'avoir dix-huit ans
C'était le plus bel argument
De sa victoire
Il ne m'a pas parlé d'amour
Il pensait que les mots d'amour
Sont dérisoires
Il m'a dit "j'ai envie de toi"
Il avait vu au cinéma
Le blé en herbes
Au creux d'un lit improvisé
J'ai découvert émerveillée
Un ciel superbe

Il venait d'avoir dix-huit ans
Ca le rendait presqu'insolent
De certitude
Et pendant qu'il se rhabillait
Déjà vaincue, je retrouvais
Ma solitude
J'aurais voulu le retenir
Pourtant je l'ai laissé partir
Sans faire un geste
Il m'a dit "c'était pas si mal"
Avec la candeur infernale
De sa jeunesse
J'ai mis de l'ordre à mes cheveux
Un peu plus de noir sur mes yeux
Par habitude
J'avais oublié simplement
Que j'avais deux fois... dix-huit ans



Qui ne connaît pas cette chanson ?? Ah que de souvenirs elle évoque chez de nombreuses personnes qui ont vécu cette situation.
Moi aussi j’ai connu cela. A double titre puisque j’ai été des deux côtés. Cette chanson a toujours eu un écho particulier pour moi et encore plus aujourd’hui.
Je ne souhaite pas être prétentieux, mais je suis celui qui a inspiré cette chanson à Pascal SEVRAN et aujourd’hui je pleure la disparition de mon ancien amant. Pygmalion qui m’a fait découvrir l’ensemble des facettes de mon âme.
J’avais 16 ans et demi et je ne connaissais rien à la vie. Il m’a abordé sur le boulevard Saint-Germain ; naïf et fasciné, je l’ai suivi.

L’émotion me bouleverse, les larmes me viennent et m’empêchent d’écrire. Pascal, je t’aimerai toujours.

15:20 Publié dans Disparition | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Pascal Sevran

lundi, 14 avril 2008

Jeunesse Eternelle

La jeunesse est éternelle. Je ne sais pas qui a sorti cette connerie mais c’est vraiment n’importe quoi.
Lorsque j’ai eu 25 ans et que j’ai pris 20 ans en allant dans une boîte où se déhanchaient des minots et des filles de 19 ans, j’étais au bord du suicide. Mon psy m’a filé des médocs mais je savais que cela me détruisait.
Je me suis rappelé d’un truc que j’avais lu dans le train qui me ramenait de Perpignan. Les empereurs chinois pour conserver leur jeunesse couchaient avec des jeunes vierges.
Je me suis dit que ça pourrait marcher sur moi aussi.

Je me suis mis à sortir exclusivement avec des personnes de moins de 25 ans. Pas pour le côté vierge car très peu pour moi. Que la personne qui déclare avoir pris son pied avec un(e) vierge lève la main. Ok ça peut être touchant, émouvant, navrant, pathétique mais prendre son pied NON.

Elle s’appelait Julie, elle avait 22 ans. Dès le début de notre relation, je lui ai expliqué que celle-ci cesserait le jour de ses 25 ans. Elle pensait que je plaisantais. Le jour de son anniversaire, je lui ai offert un bouquet de roses rouges, une soirée à l’opéra et à minuit sur le boulevard des Italiens je lui ai rappelé mon engagement. Le bouquet a terminé sous les roues d’un taxi et je me suis pris une gifle.

Cela m’a servi de leçon. Trois ans c’est vrai que c’est long …. La fois suivante j’ai décidé de sortir avec quelqu’un de plus âgé. Elle avait 24 ans et 4 mois. Restaient donc 8 mois : on n’a pas le temps de s’attacher aussi rapidement. De plus je lui ai annoncé très sérieusement les conditions dès le départ. Là encore, la rupture a été difficile.

Je me suis donc dit que peut être qu’avec un mec et en plus assez âgé ce serait plus simple. Il s’appelait Guillaume. Il avait de grandes mains, de beaux cheveux noirs et une bouche exquise. Hélas, ça ne s’est pas passé comme je l’avais prévu. Il disait qu’il voulait vivre avec moi, m’épouser … Ça n’a pas été évident de le quitter.

Après ça a été Aurore. Elle avait la beauté de ses 17 ans, le visage de la jeunesse avec encore quelques traces de l’enfance. Ce fut une très belle relation. Avec elle, je me sentais intouchable. Les 8 ans qui nous séparaient de la date fatidique laissaient de la marge. En même temps je me disais qu’elle se lasserait rapidement.
Elle allait fêter ses 20 ans, j’étais bien avec elle. Pour son cadeau d’anniversaire, j’avais prévu de lui offrir un voyage d’une semaine à Rome car elle s’intéressait à l’art Italien.
Une semaine avant ses 20 printemps, elle m’annonçait qu’elle me quittait. J’ai eu mal. Je ne m’y attendais pas. Mais c’est la vie. Je crois que nous étions heureux.

Ensuite ça a été des rencontres fugaces dont la seule utilité était de me faire oublier. J’ai oublié bien des prénoms et biens des visages. Après cette période de rédemption, il y eut Andréa.

C’était amusant de sortir avec quelqu’un qui porte son prénom. Le processus fusionnel n’en est que plus fort. Sa maturité lui permit de comprendre mon angoisse de la vieillesse et elle me dit qu’elle acceptait mes conditions.
Ce fut comme des retrouvailles après une longue séparation. J’aimais son odeur, sa peau, ses longs cheveux châtains, le son grave de sa voix, sa bonne humeur après quelques verres...
Son souvenir m’apaisait. Mais d’un autre côté, je raisonnais froidement et tenais à respecter mes principes. Au fur et à mesure que La date approchait la boule dans mon ventre grossissait.
Ce jeudi, nous savions ce qu’il en serait. Nous nous sommes promenées la main dans la main. Assis sur le Pont des Arts nous nous sommes longuement embrassées et regardées.
A 2 heures du matin, la Tour Eiffel s’est éteinte et Andréa s’en est allée.

Ça a été horrible. C’était comme si une partie de mon être me fut arrachée. La douleur provenait des sentiments que j’éprouvais mais je pense aussi que son prénom a accentué cette sensation. C’était comme si je me quittais moi-même.

Après une longue et dure descente, je touchais le fond.

Les années ont passé, mon cœur a parfois été brisé puis recollé. J’ai certainement fait du mal à certaines personnes. Mais mon visage n’a pas vieilli, en tout cas moins que les personnes de mon âge. Les empereurs chinois avaient raison. Fréquenter la jeunesse permet de la conserver.

Je continue de fréquenter les soirées étudiantes, à sortir avec des personnes de moins de 25 ans et ma peau ferait pâlir d’envie L’Oréal.

Mon seul rival s’appelle Dorian Gray.

vendredi, 28 décembre 2007

Geneviève se lâche !

Geneviève de Fontenay, elle s'est dit que puisque tout le monde fait des folies, elle va se lâcher aussi et se mettre à cette pratique ancestrale réunionnaise : le léchage de lait sur un caillou !

Bravo Geneviève !

e4342c82999dd951a2e8028043c64381.jpg

 

Miss France conserve son titre - Valérie 4 ever !

228ffe001119c574806c87764ce35502.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop marrant de voir la Geneviève perdre toute crédibilité tout en essayant de faire croire l'inverse.

Article du JIR : Valérie garde sa couronne 

mercredi, 26 décembre 2007

Toi aussi lèche du lait sur un caillou et sauve Valérie !

"Malentendu culturel entre Miss France et son comité : à La Réunion la pratique du léchage de caillou est universellement pratiquée, vous aussi envoyez vos photos"

A voir sur le site Stonelicking

La Réunion, le pays où la vie est belle

La Réunion d'aujourd'hui traverse une période difficile : fort chômage, recul du pouvoir d'achat, crise identitaire, violences, alcoolisme, carence éducative, échecs scolaires, incestes, viols, délinquance, violences conjugales... Le chômage atteint les 75% dans les quartiers populaires à Saint-Denis et ailleurs. Une personne sur quatre vit sous le seuil de pauvreté à la Réunion. Face à ce constat alarmant, que font nos hommes politiques ?

Nassimah Dindar (présidente du Conseil général), Didier Robert (député-maire du Tampon), Alain Bénard (maire de Saint-Paul) et Jean-Luc Poudroux (maire de Saint-Leu, ville d'origine de Valérie Begue) ont fait publier une lettre de soutien à Miss France.

Nassimah Dindar a déclaré qu'elle n'hésiterait pas à interpeller directement Nicolas Sarkozy sur cette "affaire", si nécessaire.

Alain Bénard, Nassimah Dindar, Jean-Luc Poudroux, Pierre Verges (vice-président de la Région), Catherine Gaud (vice-présidente de la Région) et Cyrille Melchior (1er vice-président du Conseil Général) se sont déplacés au Jardin de l'Etat dimanche matin pour une manifestation de soutien à Valérie.

Bienvenue à la Réunion, le pays où la vie est belle, les gens vivent heureux et sans soucis.

Entrevue, arrêtons l'hypocrisie

Depuis la publication des fameuses photos de Valérie Begue dans le magazine Entrevue, tout le monde à la Réunion s'accorde pour vouer cette publication aux gémonies. Que n'avons-nous pas entendu ? Magazine à scandale, torchon, trash, presse poubelle aux méthodes douteuses, etc.

Pourtant, même si ces critiques sont recevables, il convient, je pense, de rappeler que Entrevue est l'un des magazines les plus lus en France. Il est aussi très populaire à la Réunion. Schizophrénie ? Chauvinisme aigu ? Ceux qui achètent ce magazine depuis toujours sont les premiers aujourd'hui à le dénigrer. Combien parmi les proches de Valérie Begue ont déjà acheté Entrevue ? Qu'ils les brûlent vite !

Et que dire de ce libraire de l'Est qui annonce qu'il ne va pas vendre le numéro concerné pour ne pas cautionner les méthodes de ce journal mais qu'il gardera les exemplaires derrière son comptoir pour ceux qui veulent voir ? Ces fameuses méthodes ne lui posaient pourtant aucun problème de conscience jusque là quand Entrevue s'attaquait à d'autres personnalités...

 

dimanche, 23 décembre 2007

Progressez en français avec les Villas du Récif !

L'autre soir (le 30 novembre dernier pour être précis), je dînais aux Villas du Récif (hôtel 3 étoiles, la précision est importante), on m'a présenté le torchon...enfin je veux dire le menu suivant. Le jeu consiste à trouver toutes les fautes d'orthographe et de conjugaison.

 

fec5c7d4630f2b75f32e1952faa7ba6d.jpg

 

Valérie c'est fini...

D'apres Jean-Marc Morandini, les jeux sont faits...Bien triste nouvelle...

 

"Même si Endemol qui produit l'émission et propriétaire des Miss France tentait hier soir de calmer le jeu en annonçant qu'aucune décision, il est désormais acquis que la jeune fille va être destituée.

Selon nos informations, la jeune fille a été contacté par la production qui lui laisse le choix d'annoncer elle même qu'elle se retire ou alors c'est le Comité des Miss qui annoncera sa destitution. Toujours selon nos informations, à l'heure qu'il est Valérie Bégue n'a pris aucune décision."

 

Geneviève de Fontenay

A lire cette page Wikipedia concernant Miss France. On en apprend de bonnes sur Geneviève Mulmann dite de Fontenay !

 

"En 1976, le TGI de Versailles permit à Guy Levy de retrouver son poste de Président du Comité Miss France alors qu' il en avait été exclu en 1956 sur des documents falsifiés par Geneviève Mulmann et Louis Poirot. Le Comité Miss France décida de l’exclusion de la secrétaire Geneviève Mulmann le 30 juillet 1976."

Laetitia Bléger nue dans Playboy

Je vous invite à découvrir sur cette page les photos de Miss France 2004, Laetitia Bléger nue dans Playboy. A comparer avec celles de Miss France 2008 Valérie Begue qui font scandale aujourd'hui. Beaucoup de bruit pour rien ? Je vous laisse faire votre propre jugement et me dire lesquelles sont plus osées. Pour rappel, Laetitia Bléger avait été "juste" suspendue 6 mois pour ces photos, aujourd'hui on demande la démission pure et simple de Valérie Begue pour beaucoup moins "grave". Va comprendre...

vendredi, 07 décembre 2007

Demonia

Ça fait un moment que je n’ai rien écrit, mais bon, le bonheur ne se raconte pas.

Je vis mes moments favoris, la nuit et le froid me renforcent.

Hier j’étais à la Nuit Démonia, j’y ai retrouvé des ami(e)s, des ex, des relations et des inconnus.

Aujourd’hui mon coup porte u collier écarlate aux nuances violettes de par ses suçons.

Nous avons joué à un jeu qui s’appelle Master & Servant. Pour ceux qui ne la connaissent pas voici les règles…mais je vous conseille d’écouter la chanson de Depeche Mode, c’est encore plus excitant.

 

There's a new game
We like to play you see
A game with added reality
You treat me like a dog
Get me down on my knees

We call it master and servant
We call it master and servant

It's a lot like life
This play between the sheets
With you on top and me underneath
Forget all about equality

Let's play master and servant
Let's play master and servant

It's a lot like life
And that's what's appealing
If you despise that throwaway feeling
From disposable fun
Then this is the one

Domination's the name of the game
In bed or in life
They're both just the same
Except in one you're fulfilled
At the end of the day

Let's play master and servant
Let's play master and servant

Let's play master and servant
Come on, master and servant

 

Bon je dois partir. C’est la New Wave Day today. Qui sera the Master, qui sera the Servant tonight ? Only The Moon could tell us.

mercredi, 14 novembre 2007

Concert de Vanessa Paradis

647afb296c53851fe1104cd3d027647f.jpgYesterday I was anxious and excited for all day. I was going to see Vanessa Paradis in the evening.

Yersteday was one of the better night of my life. She was magnificent, incredible, touching.

I thought I wasn't in love with her anymore, but I was wrong.

 

Sa mélodie et son aura m’ont transporté. Je n’ai jamais voulu être quelqu’un d’autre, mais ce soir là je me suis dit que j’aurais aimé être Johnny Depp pour être le mari de Vanessa Paradis.

 

Après le concert, je ne pouvais pas rentrer chez moi, trop d’émotions et d’énergie se mélangeaient. Je marchais et m’arrêtais au Point Ephemere. Je rencontrais Emma, étudiante anglaise en vacance à Paris et qui loge dans le Youth Hostel qui se trouve à proximité.

Je ne sais pas si c’etait l’effet de l’alcool mais je lui trouvais un air de Vanessa. Je lui ai proposé d’aller prendre un verre à Mouffetard.

Après deux cocktails au Crocodile nous avons gravi la montagne jusqu’à la Contrescarpe.

Plus mon sang se transformait en alcool plus Emma était Vanessa. D’ailleurs je l’appelai comme cela  pendant toute la soirée et ça la faisait rire. Nous nous sommes enivré au Requin Chagrin et nous avons coulé au Bateau Ivre.

En état second, sur du Vanessa, la nuit avec elle je passais.

Mais comme toujours, la réalité n’abdique pas et le matin en me réveillant je me rendais compte qu’elle ne ressemblait pas du tout à Vanessa, c’était le sosie de Elsa.

jeudi, 01 novembre 2007

Les Chroniques d'Andrea

J’ai nettoyé la chambre comme si c’était le printemps. Le soleil se couchait et Café del Mar emplissait la pièce de ses mélodies planantes.

J’avais allumé des bougies et tiré les rideaux. Cela me rappelait Léa à San Francisco.

L’air été légère et douce.

Je lui ai fait un massage pour la détendre de sa journée. Son dos est une statue grecque et sa nuque suscite le désir de la briser entre ses doigts.

Ses cheveux sentaient bon le sable chaud et la cigarette froide, avec une touche de démêlant, John Frieda vraisemblablement.

Nos corps étaient éclairés à la lueur des bougies bleus et mauves, et notre esprit vagabondaient au gré des vagues de la musique du Café del Mar. Les herbes médicinales avaient produit leur effet et nos âmes se sont élevées et commençaient à s’unir….avant que nos corps le fussent.

 

Nous étions quatre dans ce lit. Elle avait à l’esprit sa femme qui l’attendait en Thaïlande et qui vivait à travers moi. De mon côté, j’étais avec Léa. Nous ne savions plus avec qui nous étions, je m’appelai Andrea, mais aussi Estelle, Daria, Allenka et d’autres noms que j’ai oublié. Elle, elle était Léa, Muriel, Ludmila, Vanessa, je ne sais plus.

Son visage et son corps se transformaient au gré des flashes d’émotions.

Nous faillîmes nous perdre l’un l’autre et nos corps devenir prisonniers de la perception de nos esprits.

 

La chambre avait disparu. Nous flottions face à la mer et face au rivage, le soleil demeurait au crépuscule et les étoiles brillaient.

J’ai cru que j’étais de l’autre coté.

J’aimais ses cheveux châtains dont la racine était blonde et qui dans le soleil devenait auburn-roux.

 

Le temps était l’ennemi, nous luttions pour l’empêcher de faire son œuvre, mais cela est impossible.

Nous nous assoupîmes et nous endormîmes apaisées. La paix était de courte durée. Le réveil sonna, elle devait se préparer à prendre son avion et retrouver son épouse.

 

Le lendemain, la nuit était belle et la lune presque pleine. Je voulais conserver ce souvenir. Je marchais donc dans Paris en me le rappelant, ainsi lorsque je reviendrai sur ces lieux, je penserai à elle.

 

Le Crocodile était presque vide et je pris plaisir à m’y attarder prendre un cocktail : « unforgotable night », ça ne s’invente pas.

Ensuite je prenais une bière au Aussie, un bar australien très agréable, surtout lorsqu’il y a de beaux surfeurs.

J’avais décidé de finir. Je faisais donc le Bombardier, le Violon Dingue et les deux pubs à proximité.

Au Mayflower je rencontrais Tracy. Elle était rousse et américaine et vient étudier un semestre à la Sorbonne. Je ne sais plus de quoi nous avons parlé. Elle m’a ramené dehors, nous nous sommes embrassé sur la place de la Contrescarpe. Elle était vide et c’était beau.

Le matin nous, ……..je ne peux vraiment plus. Séléné m’attire dans ses bras et c’est elle la plus forte. Mince, je vais rater Tsugy. Je vais mourir.

samedi, 22 septembre 2007

Les Chroniques d'Andrea

Les chroniques d’Andréa

Samedi 22 septembre 2007

 

Les semaines se succèdent et diffèrent.

Last week I was to La Fête de l’Humanité, rassemblement du Journal l’Humanité – organe fossilisé d’un parti mort-vivant et d’une idéologie disparue. Certains disent que c’est un moyen pour le Parti Communiste de se croire encore vivant ; d’autres affirment que cela permet de maintenir sous perfusion un grand malade en état de mort cérébrale.

Je ne sais. En revanche, il est certain que les dizaines de milliers de personnes qui y viennent, sont surtout attirées par les concerts – dont la programmation a été remise au goût de jour depuis quelques années – et pour l’alcool pas cher.

 

Certes, on y trouve des Bernard Thibault, des Marie-Georges Buffet, et même des François Hollande, mais on y croise surtout des jeunes – que je ne qualifierai pas de Génération Seattle – habillés comme l’image néo-baba cool que certains médias aiment à donner des alter-mondialistes. Mais le sont-ils réellement ? Seraient-ils prêts, pour vivre leurs idéaux, à accepter de payer leur vêtement « made in Bangladesh » ou leurs shoes « made in China » deux fois plus cher ?

Je crois que nous devrions essayer. Car seul l’épreuve révèle l’âme d’une personne.

Alors pour l’alter-mondialisation, cessons les délocalisations dans les pays en développement, produisons en Occident et payons en le prix (celui de la main d’œuvre).

 

En ce Parc de la Courneuve, il est peu d’espace pour la spiritualité. « Dieu est mort ». Qu’il est amusant de constater que cette phrase de Nietzsche – apprécié par les Nazis qui l’ont comprise de travers – soit aussi celle qui fut prônée par le Communisme. Mais bon, comme un aimant les extrêmes aiment à se rapprocher, n’oublions pas le pacte germano-soviétique.

 

Le temps était clément et le vendredi fut formidable puisque j’y ai vu Clarika et compte tenu du peu de monde j’ai même pu être au 1er rang. Hmmmmmm, « les garçons dans les vestiaires….. ».

 

Le samedi était quant à lui blindé. Normal Iggy était là. Il est enfin digne de son surnom d’iguane avec sa peau qui se fripe avec l’age. Mais cette fois ci cela ne me disait rien et j’ai décliné son invitation.

 

J’ai préféré passer ma nuit dans le Parc, papillonnant de stand en stand afin de battre mon record d’alcoolémie. Ç’est pour cela que lorsque je me suis wake up le matin j’étais avec un couple dans l’herbe, des suçons sur le coup et aucun souvenir dans la tête. C’est vraiment trop injuste.

 

Autre semaine, autre état d’esprit.

Cette fin de semaine est une fin de semaine œcuménique puisque c’est à la fois le 10ème jour du Ramadan, le Yom Kippour et le week-end des Wampyrs.

Ce week-end est spirituel et temps de recueillement. D’ailleurs je dois m’en aller, du sang frais m’attend.

samedi, 01 septembre 2007

I am exhausted

I am exhausted. J’écris ces lignes depuis Jackson Hole, Wyoming (USA). J’ai l’impression d’être Neo, je vois le monde en chiffre.

J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, la crise financière mondiale n’aura pas lieu. Jean-Claude et Ben se sont mis d’accord.

A coté de ces deux jours que je viens de passer, les négociations pour fusionner GDF et Suez sont des vacances.

 

Et dire qu’il y a une semaine, dans le Parc de Saint Cloud, sous la pleine lune, mon visage enfoui dans les cheveux acajou de Klara, je regardais Björk avec mon âme, la brise caressant mon visage.

Ses cheveux sentaient la plage, le vent et les vacances. Les conditions étaient optimales pour une belle nuit d’amour. En plus ça renforce le système immunitaire (si on se protège naturellement).

 

C’est vrai que ses cheveux sentent vraiment bon. Il faudrait que je lui demande la marque de son shampoo, peut être que ça me procurera les mêmes sensations, peut être que finalement nous n’avons pas besoin de partenaire, il suffit d’un bon shampoo et d’un peu de narcissisme.

Si seulement Serge Reggiani avait su cela, il n’aurait pas pleuré à longueur de concert sa solitude. Comme quoi, une chanson ne tient pas à grand-chose.

 

« En fait, je suis l'inverse de cette fille sulfureuse que j'appelle "l'autre", ce fantasme que j'ai inventé, qui coïncide avec ce que l'on projette sur moi et m'attire tous ces rôles d'icône sexuelle. Cette "autre" est parfois une prison, mais elle m'a sauvé la vie. Parfois, je ne sais pas ce qui m'est le plus difficile à vivre : être moi-même, ou le fantasme. »

 

Asia me confiait cela en faisant le vortex. Cela lui donne un air strange. Un cote enfant et junkie. Junkchild quoi. Nous sommes nombreux à être comme cela. Nous sommes plusieurs.

 

Je dois concilier le cadre performant qui joue selon les règles de la société avec la partie nocturne de mon être, celle qui est allergique à la lumière et à toutes règles juridiques, morales ou sociales.

 

Comme l’a écrit Hermann Hesse, le loup des steppes et l’être dit civilisé coexistent en la plupart de nous.

 

Les paroles de Neil Young me viennent à l’esprit, « Le rock & roll ne mourra jamais. Mieux vaut flamber, que disparaître à petit feu ». Il avait raison. Le temps, la volonté de pouvoir et d’argent nous font oublier certaines valeurs. Que dirait Ann si elle me voyait.

 

« J’allais danser jusqu’à l’épuisement physique, jusqu’à la désorientation spatiale totale. Eh ouais, c’était ça l’histoire : s’éclater à porter des fringues fun pour se démarquer des dégaines sinistres des autres, faire passer la semaine aussi vite que possible pour ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir un boulot qui leur plaisait, et quand le week-end arrivait enfin, on se lâchait. On avalait un truc qui transportait ailleurs – et c’était parti. Before, boîtes, raves, free parties, soirées privées, afters, tea-dance, et ainsi de suite, comme ça jusqu’au dimanche soir. Et tant pis pour la descente du lundi matin. Tant pis pour le trou sur le compte en banque. Tant pis pour les risques de « troubles de la mémoire, de l’attention, de la vue, les dérèglements psychatriques, la déshydratation, l’hypothermie, la neurotoxicité ».Allez vous faire foutre avec votre envie de vivre vieux qui voulait attendre de voir quel cancer allait se déclencher en premier ? »

 

 

N’oublie pas ! N’oublie pas ! N’oublie pas !

 

« Je préfère vivre une dizaine d’années hyper à fond plutôt que jusqu’à 70 ans, écroulée au fond d’un fauteuil face à la télé. Je ne veux rien faire à moitié et vivre uniquement l’instant présent. Je veux flamber. Je veux couver sous la cendre. Je ne veux rien d’autre »

 

Janis Joplin

19 janvier 1943, Port Arthur

4 octobre 1970, Los Angeles.

 

 

Si seulement Raymond Barre avait suivi ses idéaux ! Il n’aurait pas eu à subir la fin qu’il a connue Oui, peut être n’aurait il pas été Premier Ministre. Mais cela faut il la peine d’être le baudet d’un aristo qui se veut républicain ?

En même temps, c’est la preuve vivante que l’on peut être un fumeur d’opium adolescent et devenir Premier Ministre.

Alors, peut être serai-je appelée prochainement vers les plus hautes fonction.

 

Putain de Wyoming, plus rien à boire. Rien à baiser non plus. Fuck off.

 

lundi, 30 juillet 2007

Les Chroniques d'Andrea

Ce week-end était à moi. Rien ne m’obligeait. Je pouvais aussi bien faire la grasse mat, ne pas dormir pendant 2 jours ou saccager la chambre d’un palace.
J’ai décidé d’aller à la Générale à Sèvres pour la performance du Placard : music non stop pendant 4 jours à écouter à travers des casques.
Le lieu est agréable et les personnes sympathiques. J’écoutais distraitement, allongé sur un tapis simili persan et lisant Stances à Augusta de Byron.

J’étais là depuis plusieurs heures lorsqu’à un moment où je levais les yeux, je cru voir une silhouette familière. Je repris ma lecture. La voix aussi m’était familière.
C’était elle.On s’est connu il y a plusieurs années lors d’un week-end éclair à Formentera. Nous vivions tous les deux dans l’urgence, avec la peur de mourir demain. Nous nous sommes rencontrées lors d’un concert où personne ne parlait français. C’était un samedi soir. Je repartais le dimanche après midi. La rencontre a été brève mais intense. Pour diverses raisons nous n’avions pu nous revoir et nous avions convenu de laisser faire le destin.
Personnellement je n’y croyais pas mais je préférais conserver ce souvenir plutôt que de connaître une suite décevante. Elle aussi.

A Sèvres nous nous sommes parlé comme si c’était hier. Sachant l’un et l’autre que le temps joue contre nous, nous sommes allées à l’essentiel et vivions le moment dans l’urgence de l’instant.

Daria voulait voir le film de Marjane parce qu’elle lui rappelait son histoire. L’intensité du film nous empêcha de parler pendant plusieurs dizaines de minutes après la fin.

De toute façon on se parle peu. Nous n’en éprouvons pas le besoin. Nos émotions se passent de la parole.

Daria reste à Paris encore deux jours, moi je dois partir à Luanda dans 8 heures.

Les raisons qui ont conduit à l’impossibilité d’une relation plus longue demeurent. Nous nous sommes dit au revoir et peut être à dans plusieurs années.

mercredi, 18 juillet 2007

Paris en photos

Quelques photos que j'ai faites à Paris à consulter sur mon Flickr.

samedi, 09 juin 2007

Mon amour des carottes

J’aime les carottes longues, dures et épaisses. Je sais, dit comme ça, ça peut paraître tendancieux mais vous me connaissez, loin de moi cette idée.

J’aime tout dans ce légume, du rituel de sa préparation à sa dégustation.

Oui, on ne mange pas une carotte, on la déguste. Et avant de la déguster, on la prépare.

Tout commence par le choix de la carotte. On pourrait croire qu’il est facile de trouver une carotte longue, dure et épaisse. Rien n’est plus faux.

J’aime plonger ma main dans le sachet de carottes sans le regarder, tâter toutes les pièces avec mes mains habiles jusqu’à trouver l’objet de mes désirs.

Je ne sais plus qui a écrit : « L’amour naît aux yeux, des yeux il va au cœur, au cœur il prend racine » mais c’est exactement ce qui se passe quand je pose alors mes yeux sur cette carotte parfaite.

 

La laver avant de la croquer.

 

Je la passe sous l’eau, je la frotte, la tord un peu pour enlever les impuretés, elle se gorge d’eau et, sensation exquise, j’ai l’impression qu’elle grossit entre mes doigts.

 

La contempler avant de la croquer.

 

Comment ne pas être excité par un légume qui se tient droit devant nous, fier comme un soldat au garde-à-vous ? Cet élancement vers le ciel est la promesse de nous envoyer directement au 7ème.

 

Sentir son parfum avant de la croquer.

 

Je porte la carotte à mon nez. C’est divin. Je n’ai alors qu’une envie. La mettre dans ma bouche. Sur ma langue, je la passe, sur toute sa longueur. Je ne la croque pas encore, je fais durer le plaisir. Je la suce tout doucement, elle est encore mouillée, j’avale son jus délicieux.

Enfin la croquer.

Elle rentre et sors de ma bouche à un rythme effréné. Plus rien n’a importante quand une carotte cogne contre mes joues et vibre sous mes dents. J’ai l’impression de ne plus toucher terre, je plane littéralement, mon cœur s’accélère, j’ai des frissons dans tout le corps.

Sensation de plénitude ultime et de jouissance infinie.

14:50 Publié dans Amour | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : carotte

vendredi, 01 juin 2007

Dans la garçonnière de Jean-Claude Brialy

Le décès de Jean-Claude Brialy semble avoir réveillé de vieux souvenirs chez certains.

Commentaire posté sur un autre blog par "un homme qui pleure" mais depuis supprimé :

"Je vais me lancer sinon personne ne le fera. C’était il y a quelques années déjà. J’étais assis sur un banc en train de regarder la Seine quand un homme est venu s’asseoir. Au bout d’un moment il m’a demandé si j’avais lu Montherlant. Je pensais qu’il s’agissait d’un jeune romancier. Il sourit. Il m’expliqua son œuvre et comme il commençait à faire froid il m’invita à prendre un thé dans un salon. Comme il était d’agréable compagnie, j’ai accepté.
Le thé était délicieux et il m’expliqua les divers types de thé. Pour moi qui n’avait jusque là connu que le Bois Chéri et le Lipton, ça a été une vrai découverte.
Pendant que j’avalais une gorgée bien chaude, il posa sa main sur mon genou. J’ai sursauté et il m’a souris. Il la laissa un moment à cet endroit avant de remonter. Je le laissais faire. Il me demanda si je voulais venir chez lui. Je ne sais pas ce qui m’a pris mais j’ai dit oui.
Nous avons marché, en silence, jusqu’à sa garçonnière qui se trouvait à quelques dizaines de mètres.
Je passais la porte avec un peu d’inquiétude. Il pris ma veste, puis la main. Il passa sa main dans ma barbe et il a commencé à enlever ma chemise. Il savait que c’était la première fois.
Sa main vint entre mes jambes et mon organe a commencé a gonfler par le désir. Je me souviens encore de sa bouche. Le reste n’est que luxe, calme et volupté. Je prefère le garder pour moi.

J’ai gardé cette rencontre au fond de moi toutes ces années. Je ne l’ai jamais raconté à personne, pas même à ma femme. C’était il y a 17 ans.Il s’appelait Jean Claude Brialy."

Jean-Claude Brialy est mort

medium_auton20.jpgQuelle ironie ! Il était celui qui évoquait le mieux la mémoire de ces grands artistes disparus. Il avait toujours une anecdote à raconter sur Romy Schneider, Jean Gabin ("Ah Gabin !"), etc. On avait parfois l'impression qu'il vivait dans le passé, qu'il n'avait pas fait le deuil de ses belles années. J'ai le souvenir d'une émission où il critiquait les acteurs d'aujourd'hui et les comparait à Jean Gabin : "Ah Gabin c'était autre chose quand même.........."

Aujourd'hui, il est mort et personne ne fera sa nécrologie aussi bien que lui l'aurait fait. 

jeudi, 31 mai 2007

Les Chroniques d'Andrea #19

Il est des endroits comme ça qui vous marque toute votre vie.

J’avais 14 ans. Je prenais conscience de certaines choses, même si je n’étais plus innocent.

L’entrée était interdite aux mineurs mais grâce à des amis majeurs qui connaissaient le doorman j’ai pu pénétrer ce lieu qui m’apparaissait comme un lieu magique et inaccessible.

Je ne le savais pas encore mais ce lieu allait faire partie de ma vie pendant de nombreuses années.

 

C’était un bar comme il en existe dans toutes les villes. Mais pour moi c’était LE BAR. J’y ai découvert de nombreuses choses et rencontré des gens formidables……..et aussi des très minables…..bref, la vie.

 

Dès la première fois j’y suis devenu accroc. J’aimais cette sensation de bien être, ce sentiment de liberté. Presque tout était possible. L’expérience était la norme, la routine était bannie.

 

L’endroit était fréquenté par des terminales et des étudiants, notamment pas mal d’Erasmus. Cela me permit de découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux univers et de progresser en langue, etc.

 

Ashley, Fiona, Steve, Jack, Bianca, Loris, John, Fred, Emma...

 

Pour beaucoup de personnes cet endroit a été le lieu des premières fois, et je ne parle pas forcément d’anatomie.

 

Les plus anciens appréciaient les nouveaux venus comme autant de proies potentielles. Celles-ci se laissaient capturer, heureux de progresser dans la hiérarchie du lieu. Avec le temps, les anciens partent ou commencent à faire partie des meubles et les anciennes proies deviennent chasseur. Et le cycle se perpétue.

 

Avec le temps je devins un habitué et je regardais avec une certaine hauteur les nouveaux. C’est à ce moment que je compris que je devais partir pour ne pas regretter. Quelques années plus tard, j’appris que le bar a été remplacé par une librairie.

 

Il s'appelait l'Elixir et il coule toujours dans mes veines.