Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 13 février 2006

Spleen

Je publie aujourd'hui un joli texte que m'a envoyé une fidèle lectrice.

medium_photo2.jpg Vivre dans une capitale, c’est pouvoir jouir, d’une certaine liberté de circuler, de faire des choses simples comme rouler à vélo, faire du roller, s’attabler à la terrasse d’un café et tout cela sans être regardée comme faisant quelque chose de déplacé, quelque chose qui ne doit pas être fait seule,
Liberté de rencontrer un ami en tout bien tout honneur sans devoir se soucier de pouvoir se justifier par la suite, sans devoir s’inquiéter des éventuelles rumeurs et des démentis qu’on devra s’évertuer à apporter,
Liberté de rencontrer SON ami, de l’enlacer ou lui prendre la main, sans subir les regards interrogatifs et  remplis de reproches de la part des gens que l’on connaît (ou pas d’ailleurs)
Je n’évoque évidemment pas les innombrables activités culturelles, sportives, promenades et balades, shopping,( il est en effet tout à fait normal qu’une grande ville offre davantage de choix pour le temps libre par rapport à une plus petite )
Vivre dans une capitale, c’est se forger un caractère, une expérience, s’enrichir et s’ouvrir l’esprit, s’affranchir de certaines idées et découvrir, se rendre compte des choses qui ne pouvaient nous apparaître ainsi avant.

Mais vivre dans une capitale, c’est aussi voir des visages différents tous les jours, anonymes, impassibles, avec le regard vide, dans le vague et être content lorsqu’on se rend compte que cette personne prend le même métro et fait le même trajet que vous le matin.
C’est également guetter un regard familier parmi la foule dans laquelle on se trouve, et lorsqu’on en voit un, qu’on ne l’aime ou pas,  lorsque l’on entend un accent créole, avoir le cœur serré et un léger sourire aux lèvres en se disant que dans cette rame on est sans doute la seule personne étrangère à la conversation à comprendre ce qui se dit,
Vivre dans une capitale, c’est sentir la solitude au plus profond de soi, cette solitude qui n’a d’égal que la joie d’être avec les gens proches l’espace d’un instant et qui rattrape aussi vite qu’elle a disparu et qui saisit subitement lorsque l’on rentre chez soi.
Vivre dans une capitale, c’est manquer de temps, passer son temps à courir après le temps pour pouvoir faire certaines choses, et à la fin, y renoncer parce que cela apparaît plus qu’épuisant.

Finalement, vivre dans une capitale, c’est apprendre en avançant sur un chemin rempli de solitude et de tristesse pour pouvoir revenir endurci et plus fort.
Finalement, vivre dans une capitale, c’est se rendre compte de tout l’amour que l’on porte à certaines personnes et revenir avec un regard différent sur elles pour les aimer comme jamais on aurait penser pouvoir aimer.
Finalement, vivre dans une capitale, c’est vivre une expérience qui restera à jamais gravée, de façon positive ou négative, dans sa mémoire et dans sa vie.

Commentaires

Té, ben rent ut kaz Domenjod si péï la vré lé mol.

Écrit par : grokreol | lundi, 13 février 2006

en tout cas on peut constater qu'habiter en France n'empêche pas certains de causer un créole sale et vulgaire...

Écrit par : ... | mardi, 14 février 2006

té "...". kossa ma la di de vilgèr.
et puis mi habite commine primat.

kan ou koné pa, koz pa.

Écrit par : grokreol | jeudi, 16 février 2006

grokreol, est-ce que tu peux me renseigner sur un mot de vocabulaire, quand on dit gagner la zaile, c'est dans le sens de "zèle" ou bien avoir des "ailes"?
merci

Écrit par : bilingue | vendredi, 17 février 2006

c'est ailes bien sur, ça veut dire dire gagner des ailes pour s'envoler cad sortir, etc.... c assez péjoratif bien sur

Écrit par : resh4ever | vendredi, 17 février 2006

merci beaucoup pour ces informations resh4ever,

Écrit par : bilingue | dimanche, 19 février 2006

Les commentaires sont fermés.