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samedi, 22 septembre 2007

Les Chroniques d'Andrea

Les chroniques d’Andréa

Samedi 22 septembre 2007

 

Les semaines se succèdent et diffèrent.

Last week I was to La Fête de l’Humanité, rassemblement du Journal l’Humanité – organe fossilisé d’un parti mort-vivant et d’une idéologie disparue. Certains disent que c’est un moyen pour le Parti Communiste de se croire encore vivant ; d’autres affirment que cela permet de maintenir sous perfusion un grand malade en état de mort cérébrale.

Je ne sais. En revanche, il est certain que les dizaines de milliers de personnes qui y viennent, sont surtout attirées par les concerts – dont la programmation a été remise au goût de jour depuis quelques années – et pour l’alcool pas cher.

 

Certes, on y trouve des Bernard Thibault, des Marie-Georges Buffet, et même des François Hollande, mais on y croise surtout des jeunes – que je ne qualifierai pas de Génération Seattle – habillés comme l’image néo-baba cool que certains médias aiment à donner des alter-mondialistes. Mais le sont-ils réellement ? Seraient-ils prêts, pour vivre leurs idéaux, à accepter de payer leur vêtement « made in Bangladesh » ou leurs shoes « made in China » deux fois plus cher ?

Je crois que nous devrions essayer. Car seul l’épreuve révèle l’âme d’une personne.

Alors pour l’alter-mondialisation, cessons les délocalisations dans les pays en développement, produisons en Occident et payons en le prix (celui de la main d’œuvre).

 

En ce Parc de la Courneuve, il est peu d’espace pour la spiritualité. « Dieu est mort ». Qu’il est amusant de constater que cette phrase de Nietzsche – apprécié par les Nazis qui l’ont comprise de travers – soit aussi celle qui fut prônée par le Communisme. Mais bon, comme un aimant les extrêmes aiment à se rapprocher, n’oublions pas le pacte germano-soviétique.

 

Le temps était clément et le vendredi fut formidable puisque j’y ai vu Clarika et compte tenu du peu de monde j’ai même pu être au 1er rang. Hmmmmmm, « les garçons dans les vestiaires….. ».

 

Le samedi était quant à lui blindé. Normal Iggy était là. Il est enfin digne de son surnom d’iguane avec sa peau qui se fripe avec l’age. Mais cette fois ci cela ne me disait rien et j’ai décliné son invitation.

 

J’ai préféré passer ma nuit dans le Parc, papillonnant de stand en stand afin de battre mon record d’alcoolémie. Ç’est pour cela que lorsque je me suis wake up le matin j’étais avec un couple dans l’herbe, des suçons sur le coup et aucun souvenir dans la tête. C’est vraiment trop injuste.

 

Autre semaine, autre état d’esprit.

Cette fin de semaine est une fin de semaine œcuménique puisque c’est à la fois le 10ème jour du Ramadan, le Yom Kippour et le week-end des Wampyrs.

Ce week-end est spirituel et temps de recueillement. D’ailleurs je dois m’en aller, du sang frais m’attend.

samedi, 01 septembre 2007

I am exhausted

I am exhausted. J’écris ces lignes depuis Jackson Hole, Wyoming (USA). J’ai l’impression d’être Neo, je vois le monde en chiffre.

J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, la crise financière mondiale n’aura pas lieu. Jean-Claude et Ben se sont mis d’accord.

A coté de ces deux jours que je viens de passer, les négociations pour fusionner GDF et Suez sont des vacances.

 

Et dire qu’il y a une semaine, dans le Parc de Saint Cloud, sous la pleine lune, mon visage enfoui dans les cheveux acajou de Klara, je regardais Björk avec mon âme, la brise caressant mon visage.

Ses cheveux sentaient la plage, le vent et les vacances. Les conditions étaient optimales pour une belle nuit d’amour. En plus ça renforce le système immunitaire (si on se protège naturellement).

 

C’est vrai que ses cheveux sentent vraiment bon. Il faudrait que je lui demande la marque de son shampoo, peut être que ça me procurera les mêmes sensations, peut être que finalement nous n’avons pas besoin de partenaire, il suffit d’un bon shampoo et d’un peu de narcissisme.

Si seulement Serge Reggiani avait su cela, il n’aurait pas pleuré à longueur de concert sa solitude. Comme quoi, une chanson ne tient pas à grand-chose.

 

« En fait, je suis l'inverse de cette fille sulfureuse que j'appelle "l'autre", ce fantasme que j'ai inventé, qui coïncide avec ce que l'on projette sur moi et m'attire tous ces rôles d'icône sexuelle. Cette "autre" est parfois une prison, mais elle m'a sauvé la vie. Parfois, je ne sais pas ce qui m'est le plus difficile à vivre : être moi-même, ou le fantasme. »

 

Asia me confiait cela en faisant le vortex. Cela lui donne un air strange. Un cote enfant et junkie. Junkchild quoi. Nous sommes nombreux à être comme cela. Nous sommes plusieurs.

 

Je dois concilier le cadre performant qui joue selon les règles de la société avec la partie nocturne de mon être, celle qui est allergique à la lumière et à toutes règles juridiques, morales ou sociales.

 

Comme l’a écrit Hermann Hesse, le loup des steppes et l’être dit civilisé coexistent en la plupart de nous.

 

Les paroles de Neil Young me viennent à l’esprit, « Le rock & roll ne mourra jamais. Mieux vaut flamber, que disparaître à petit feu ». Il avait raison. Le temps, la volonté de pouvoir et d’argent nous font oublier certaines valeurs. Que dirait Ann si elle me voyait.

 

« J’allais danser jusqu’à l’épuisement physique, jusqu’à la désorientation spatiale totale. Eh ouais, c’était ça l’histoire : s’éclater à porter des fringues fun pour se démarquer des dégaines sinistres des autres, faire passer la semaine aussi vite que possible pour ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir un boulot qui leur plaisait, et quand le week-end arrivait enfin, on se lâchait. On avalait un truc qui transportait ailleurs – et c’était parti. Before, boîtes, raves, free parties, soirées privées, afters, tea-dance, et ainsi de suite, comme ça jusqu’au dimanche soir. Et tant pis pour la descente du lundi matin. Tant pis pour le trou sur le compte en banque. Tant pis pour les risques de « troubles de la mémoire, de l’attention, de la vue, les dérèglements psychatriques, la déshydratation, l’hypothermie, la neurotoxicité ».Allez vous faire foutre avec votre envie de vivre vieux qui voulait attendre de voir quel cancer allait se déclencher en premier ? »

 

 

N’oublie pas ! N’oublie pas ! N’oublie pas !

 

« Je préfère vivre une dizaine d’années hyper à fond plutôt que jusqu’à 70 ans, écroulée au fond d’un fauteuil face à la télé. Je ne veux rien faire à moitié et vivre uniquement l’instant présent. Je veux flamber. Je veux couver sous la cendre. Je ne veux rien d’autre »

 

Janis Joplin

19 janvier 1943, Port Arthur

4 octobre 1970, Los Angeles.

 

 

Si seulement Raymond Barre avait suivi ses idéaux ! Il n’aurait pas eu à subir la fin qu’il a connue Oui, peut être n’aurait il pas été Premier Ministre. Mais cela faut il la peine d’être le baudet d’un aristo qui se veut républicain ?

En même temps, c’est la preuve vivante que l’on peut être un fumeur d’opium adolescent et devenir Premier Ministre.

Alors, peut être serai-je appelée prochainement vers les plus hautes fonction.

 

Putain de Wyoming, plus rien à boire. Rien à baiser non plus. Fuck off.