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jeudi, 01 novembre 2007

Les Chroniques d'Andrea

J’ai nettoyé la chambre comme si c’était le printemps. Le soleil se couchait et Café del Mar emplissait la pièce de ses mélodies planantes.

J’avais allumé des bougies et tiré les rideaux. Cela me rappelait Léa à San Francisco.

L’air été légère et douce.

Je lui ai fait un massage pour la détendre de sa journée. Son dos est une statue grecque et sa nuque suscite le désir de la briser entre ses doigts.

Ses cheveux sentaient bon le sable chaud et la cigarette froide, avec une touche de démêlant, John Frieda vraisemblablement.

Nos corps étaient éclairés à la lueur des bougies bleus et mauves, et notre esprit vagabondaient au gré des vagues de la musique du Café del Mar. Les herbes médicinales avaient produit leur effet et nos âmes se sont élevées et commençaient à s’unir….avant que nos corps le fussent.

 

Nous étions quatre dans ce lit. Elle avait à l’esprit sa femme qui l’attendait en Thaïlande et qui vivait à travers moi. De mon côté, j’étais avec Léa. Nous ne savions plus avec qui nous étions, je m’appelai Andrea, mais aussi Estelle, Daria, Allenka et d’autres noms que j’ai oublié. Elle, elle était Léa, Muriel, Ludmila, Vanessa, je ne sais plus.

Son visage et son corps se transformaient au gré des flashes d’émotions.

Nous faillîmes nous perdre l’un l’autre et nos corps devenir prisonniers de la perception de nos esprits.

 

La chambre avait disparu. Nous flottions face à la mer et face au rivage, le soleil demeurait au crépuscule et les étoiles brillaient.

J’ai cru que j’étais de l’autre coté.

J’aimais ses cheveux châtains dont la racine était blonde et qui dans le soleil devenait auburn-roux.

 

Le temps était l’ennemi, nous luttions pour l’empêcher de faire son œuvre, mais cela est impossible.

Nous nous assoupîmes et nous endormîmes apaisées. La paix était de courte durée. Le réveil sonna, elle devait se préparer à prendre son avion et retrouver son épouse.

 

Le lendemain, la nuit était belle et la lune presque pleine. Je voulais conserver ce souvenir. Je marchais donc dans Paris en me le rappelant, ainsi lorsque je reviendrai sur ces lieux, je penserai à elle.

 

Le Crocodile était presque vide et je pris plaisir à m’y attarder prendre un cocktail : « unforgotable night », ça ne s’invente pas.

Ensuite je prenais une bière au Aussie, un bar australien très agréable, surtout lorsqu’il y a de beaux surfeurs.

J’avais décidé de finir. Je faisais donc le Bombardier, le Violon Dingue et les deux pubs à proximité.

Au Mayflower je rencontrais Tracy. Elle était rousse et américaine et vient étudier un semestre à la Sorbonne. Je ne sais plus de quoi nous avons parlé. Elle m’a ramené dehors, nous nous sommes embrassé sur la place de la Contrescarpe. Elle était vide et c’était beau.

Le matin nous, ……..je ne peux vraiment plus. Séléné m’attire dans ses bras et c’est elle la plus forte. Mince, je vais rater Tsugy. Je vais mourir.

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