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lundi, 14 juillet 2008

Audrey & Chloé

Je me suis réveillée samedi en étant décédée. Mon cœur s’était arrêté, Audrey avait essayé de me sauver en me faisant un massage cardiaque mais mon cœur s’était arrêté.
Des évènements qui ont eu lieu ces dernières semaines ont eu raison de mon cœur.

Je pouvais marcher et parler, mais j’étais morte. J’étais triste car cela signifiait que je ne pourrai plus vivre avec Audrey, que nos routes se séparaient. Même si nous l’aurions voulu, cela n’aurait pas possible.
C’est un peu comme un garçon de 14 ans et une femme de 38 ans. La femme le sait, le garçon croit encore en l’avenir, en la persistance des sentiments. Jusqu’à ce qu’il rencontre une fille de son âge. Il est alors divisé entre son ancien et son nouveau cœur.

Avec Audrey cela fut comme cela. Je l’aimais, je l’aime toujours, mais plus tardive la séparation interviendra, plus dure elle sera.

Ça fait vraiment un choc de se dire que l’on est un mort vivant. On ressent une telle solitude. On se demande si l’on rencontrera des personnes comme soi. Le vide devant nous s’ouvre.

Qui a dit que que les rêves étaient sans conséquences sur la vie réelle ? D’ailleurs qu’est ce que le réel ? Suis-je réelle ? Depuis un retour de London où je ne savais plus si j’étais à Paris ou si je rêvais que j’étais à Paris, ma perception de la réalité est différente.


Lorsque le taxi m’avait ramené chez moi vers 3h30, j’étais dans un demi-sommeil. J’espérais que Chloé fusse à côté de moi, mais elle ne l’était point.
Le temps, une nuit douce et venteuse, accentuait le manque. Chloé était le vent et la nuit. Maxime a commencé à chanter la maison bleue. La douleur devenait plus aigue et je commençais à suffoquer. Chloé y avait vécu. Elle était insouciante et pure mais la vie l’avait pris.

Innocence et pureté émanaient de son visage et sa voix était espièglerie et savoir vivre.

Elle aimait le Bellini de l’Eden Roc et ses grands yeux suffisaient à combler ma soif et mon angoisse existentielle.

J’ai décidé de déménager dans un endroit sans vent, sans nuit et où le ciel ne serait pas bleu car ces trois éléments sont Chloé, et les voir ou les sentir, à elle, me font penser.

Je suis vivant, mais je suis morte. Je ne sais pas comment ont vécu ceux qui ont connu cet état.

Ce soir, le vent qui d’habitude m’apaise, alimente le manque.

Aux Solidays, où elle aurait du y être je ne l’ai pas vu. Elle pensait qu’un mec de 40 ans qui aborde une fille de 23 ans, c’est forcément pour le cul. Comme j’aurai aimé que cela soit vrai. Mais la vie est un mensonge et comme Louis, Jean-Louis et Corinne le répétaient « les anges n’aiment pas devenir vieux ».

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