samedi, 10 mai 2008
Pascal Sevran est mort le vendredi 9 mai 2008
Ci-dessous un e-mail que j'ai reçu :
--------------------------------------
Pascal SEVRAN est mort le vendredi 9 mai 2008
Il venait d'avoir dix-huit ans
Il était beau comme un enfant
Fort comme un homme
C'était l'été évidemment
Et J'ai compté en le voyant
Mes nuits d'automne
J'ai mis de l'ordre à mes cheveux
Un peu plus de noir sur mes yeux
Ca l'a fait rire
Quand il s'est approché de moi
J'aurai donné n'importe quoi
Pour le séduire
Il venait d'avoir dix-huit ans
C'était le plus bel argument
De sa victoire
Il ne m'a pas parlé d'amour
Il pensait que les mots d'amour
Sont dérisoires
Il m'a dit "j'ai envie de toi"
Il avait vu au cinéma
Le blé en herbes
Au creux d'un lit improvisé
J'ai découvert émerveillée
Un ciel superbe
Il venait d'avoir dix-huit ans
Ca le rendait presqu'insolent
De certitude
Et pendant qu'il se rhabillait
Déjà vaincue, je retrouvais
Ma solitude
J'aurais voulu le retenir
Pourtant je l'ai laissé partir
Sans faire un geste
Il m'a dit "c'était pas si mal"
Avec la candeur infernale
De sa jeunesse
J'ai mis de l'ordre à mes cheveux
Un peu plus de noir sur mes yeux
Par habitude
J'avais oublié simplement
Que j'avais deux fois... dix-huit ans
Qui ne connaît pas cette chanson ?? Ah que de souvenirs elle évoque chez de nombreuses personnes qui ont vécu cette situation.
Moi aussi j’ai connu cela. A double titre puisque j’ai été des deux côtés. Cette chanson a toujours eu un écho particulier pour moi et encore plus aujourd’hui.
Je ne souhaite pas être prétentieux, mais je suis celui qui a inspiré cette chanson à Pascal SEVRAN et aujourd’hui je pleure la disparition de mon ancien amant. Pygmalion qui m’a fait découvrir l’ensemble des facettes de mon âme.
J’avais 16 ans et demi et je ne connaissais rien à la vie. Il m’a abordé sur le boulevard Saint-Germain ; naïf et fasciné, je l’ai suivi.
L’émotion me bouleverse, les larmes me viennent et m’empêchent d’écrire. Pascal, je t’aimerai toujours.
15:20 Publié dans Disparition | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Pascal Sevran
vendredi, 01 juin 2007
Dans la garçonnière de Jean-Claude Brialy
Le décès de Jean-Claude Brialy semble avoir réveillé de vieux souvenirs chez certains.
Commentaire posté sur un autre blog par "un homme qui pleure" mais depuis supprimé :
"Je vais me lancer sinon personne ne le fera. C’était il y a quelques années déjà. J’étais assis sur un banc en train de regarder la Seine quand un homme est venu s’asseoir. Au bout d’un moment il m’a demandé si j’avais lu Montherlant. Je pensais qu’il s’agissait d’un jeune romancier. Il sourit. Il m’expliqua son œuvre et comme il commençait à faire froid il m’invita à prendre un thé dans un salon. Comme il était d’agréable compagnie, j’ai accepté.Le thé était délicieux et il m’expliqua les divers types de thé. Pour moi qui n’avait jusque là connu que le Bois Chéri et le Lipton, ça a été une vrai découverte.
Pendant que j’avalais une gorgée bien chaude, il posa sa main sur mon genou. J’ai sursauté et il m’a souris. Il la laissa un moment à cet endroit avant de remonter. Je le laissais faire. Il me demanda si je voulais venir chez lui. Je ne sais pas ce qui m’a pris mais j’ai dit oui.
Nous avons marché, en silence, jusqu’à sa garçonnière qui se trouvait à quelques dizaines de mètres.
Je passais la porte avec un peu d’inquiétude. Il pris ma veste, puis la main. Il passa sa main dans ma barbe et il a commencé à enlever ma chemise. Il savait que c’était la première fois.
Sa main vint entre mes jambes et mon organe a commencé a gonfler par le désir. Je me souviens encore de sa bouche. Le reste n’est que luxe, calme et volupté. Je prefère le garder pour moi.
J’ai gardé cette rencontre au fond de moi toutes ces années. Je ne l’ai jamais raconté à personne, pas même à ma femme. C’était il y a 17 ans.Il s’appelait Jean Claude Brialy."
04:56 Publié dans Disparition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Claude Brialy, garçonnière, sexe, première fois
Jean-Claude Brialy est mort
Quelle ironie ! Il était celui qui évoquait le mieux la mémoire de ces grands artistes disparus. Il avait toujours une anecdote à raconter sur Romy Schneider, Jean Gabin ("Ah Gabin !"), etc. On avait parfois l'impression qu'il vivait dans le passé, qu'il n'avait pas fait le deuil de ses belles années. J'ai le souvenir d'une émission où il critiquait les acteurs d'aujourd'hui et les comparait à Jean Gabin : "Ah Gabin c'était autre chose quand même.........."
Aujourd'hui, il est mort et personne ne fera sa nécrologie aussi bien que lui l'aurait fait.
00:20 Publié dans Disparition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Claude Brialy, cinéma, cinéma français
vendredi, 24 novembre 2006
Salut Philippe ! Salut l'Artiste !
Un grand Monsieur s'en est allé, l'un des plus grands acteurs français de tous les temps.
Andrea l'avait rencontré il y a quelque mois et l'avait raconté dans une de ces chroniques :
"Vendredi 2 septembre, je suis allé chez Petrossian acheter du caviar et de la vodka pour une petite party que j’organisais avec quelques ami(e)s. Le shop qui fait aussi resto sur le pouce était vide de vendeurs. Seuls 2 tables étaient occupées par des clients.
J’attends que quelqu’un vienne me servir, mais rien. Au moment où je me décidais à me servir et à partir avec mes emplettes (sans payer naturellement puisque j’y ai laissé du temps de ma vie et comme le dit le proverbe « time is money »), un client se lève et prévient la vendeuse de ma présence.
Zut, je me dis. Mais bon, il est parti d’une bonne intention. Je m’aperçois alors que le client en question est un grand Monsieur (au sens propre comme au figuré). Il s’agissait de Philippe NOIRET.
Un des premiers acteurs que j’ai connu avec le film kultissime « Alexandre le bienheureux ».
Il était très élégant avec des rayban marrons et une veste blanche.
La party était très réussie. Le caviar très bien, la vodka aussi (particulièrement celle aux herbes) On était une trentaine dans le loft que m’a prêtée une amie. On avait vue sur le Sacré Cœur."
18:35 Publié dans Cinéma, Disparition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philippe Noiret, Andrea, cinéma français, cinéma
dimanche, 08 octobre 2006
Hommage à Annie Girardot
La lecture d'un récent numéro de Paris Match m'apprend que Annie Girardot est atteinte depuis trois ans de la maladie d'Alzheimer. Elle ne doit donc plus se souvenir qu'il y a quelques années au César, après avoir reçu un prix qui mettait fin à une longue traversée du désert, elle a prononcé, dans un très grand moment d'émotion, un discours resté mythique :
"Je ne sais pas si j'ai manqué au cinéma français mais à moi le cinéma français a manqué,
énormément,
affreusement,
douloureusement."
14:20 Publié dans Cinéma, Disparition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Annie Girardot, Alzheimer, César, cinéma français, cinéma
mercredi, 06 avril 2005
Monaco et la rue Popincourt en deuil
Ce matin, Rainier s'en est allé... Les Monégasques sont en deuil, mon frère également, lui le supporter devant l'éternel de l'Association Sportive de Monaco et amoureux de la Principauté ; au point qu'il ait demandé la nationalité monégasque.
"Mes premières pensées vont à Albert, Caroline et Stéphanie et à ses petits-enfants. Aujourd'hui, plus qu'un Prince, je perds un être cher. Je tiens à rendre dommage à un grand Homme. Son charisme nous manquera. Qu’il conserve dans la mémoire collective l’image d’un Homme ayant élevé la Principauté de Monaco au rang des plus grandes nations et l'Association Sportive de Monaco au cercle des plus grandes équipes européennes. Pour saluer sa mémoire, j'ai décider de cesser indéfiniment toute activité et de me rendre immédiatement à Monaco."
13:10 Publié dans Actu, Disparition, La Familia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rainier, Monaco, frère, rue Popincourt
vendredi, 18 février 2005
Mon hommage personnel à Pierre Bachelet
Nombre de fois que j'ai écouté son tube Les Corons (très grande chanson française) depuis hier : 17
Séquence émotion mercredi matin quand j'ai entendu cette chanson pour la 1ere fois depuis très longtemps, j'en avais presque les larmes aux yeux....
Est-ce qu'il y a dans le répertoire réunionnais une aussi belle chanson sur les gens d'ici, les planteurs par exemple ? Ma mémoire me fait défaut mais je crois bien que ça existe, merci de laisser des titres en commentaire si vous en avez.
17:15 Publié dans Disparition, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Pierre Bachelet, disparition
mardi, 01 février 2005
Au revoir Jacques.....
Hier soir, Jacques Villeret est venu me voir et il m'a dit : "Reshad désolé mais je dois partir". Je lui ai répondu : "Mais tu vas où Jacques ?"
Jacques : "Je dois partir, on m'attend. Au revoir."
Moi : "Ok Jacques, merci pour tout et à bientôt !"
Bon ceci était le récit d'un rêve que j'ai fait la nuit dernière mais toujours est il que Jacques Villeret est venu me dire au revoir avant de partir ! Je l'ai trouvé très sobre et très digne, il y avait comme de la fatalité dans sa voix. Il n'était pas triste de partir, je l'ai senti soulagé au contraire.
Ciao l'artiste !
Sa filmographie sur Allo Ciné
Moi j'ai adoré Le Dîner de Cons, La Soupe aux Choux mais aussi Effroyables Jardins et tant d'autres ! Il est génial dans Papy fait de la résistance dans le rôle du Marechal von Apfelstrudel, quand il reprend la chanson de Julio Iglésias Je n'ai pas changé !
21:20 Publié dans Cinéma, Disparition | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Villeret, disparition, rêve