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lundi, 14 juillet 2008

Audrey & Chloé

Je me suis réveillée samedi en étant décédée. Mon cœur s’était arrêté, Audrey avait essayé de me sauver en me faisant un massage cardiaque mais mon cœur s’était arrêté.
Des évènements qui ont eu lieu ces dernières semaines ont eu raison de mon cœur.

Je pouvais marcher et parler, mais j’étais morte. J’étais triste car cela signifiait que je ne pourrai plus vivre avec Audrey, que nos routes se séparaient. Même si nous l’aurions voulu, cela n’aurait pas possible.
C’est un peu comme un garçon de 14 ans et une femme de 38 ans. La femme le sait, le garçon croit encore en l’avenir, en la persistance des sentiments. Jusqu’à ce qu’il rencontre une fille de son âge. Il est alors divisé entre son ancien et son nouveau cœur.

Avec Audrey cela fut comme cela. Je l’aimais, je l’aime toujours, mais plus tardive la séparation interviendra, plus dure elle sera.

Ça fait vraiment un choc de se dire que l’on est un mort vivant. On ressent une telle solitude. On se demande si l’on rencontrera des personnes comme soi. Le vide devant nous s’ouvre.

Qui a dit que que les rêves étaient sans conséquences sur la vie réelle ? D’ailleurs qu’est ce que le réel ? Suis-je réelle ? Depuis un retour de London où je ne savais plus si j’étais à Paris ou si je rêvais que j’étais à Paris, ma perception de la réalité est différente.


Lorsque le taxi m’avait ramené chez moi vers 3h30, j’étais dans un demi-sommeil. J’espérais que Chloé fusse à côté de moi, mais elle ne l’était point.
Le temps, une nuit douce et venteuse, accentuait le manque. Chloé était le vent et la nuit. Maxime a commencé à chanter la maison bleue. La douleur devenait plus aigue et je commençais à suffoquer. Chloé y avait vécu. Elle était insouciante et pure mais la vie l’avait pris.

Innocence et pureté émanaient de son visage et sa voix était espièglerie et savoir vivre.

Elle aimait le Bellini de l’Eden Roc et ses grands yeux suffisaient à combler ma soif et mon angoisse existentielle.

J’ai décidé de déménager dans un endroit sans vent, sans nuit et où le ciel ne serait pas bleu car ces trois éléments sont Chloé, et les voir ou les sentir, à elle, me font penser.

Je suis vivant, mais je suis morte. Je ne sais pas comment ont vécu ceux qui ont connu cet état.

Ce soir, le vent qui d’habitude m’apaise, alimente le manque.

Aux Solidays, où elle aurait du y être je ne l’ai pas vu. Elle pensait qu’un mec de 40 ans qui aborde une fille de 23 ans, c’est forcément pour le cul. Comme j’aurai aimé que cela soit vrai. Mais la vie est un mensonge et comme Louis, Jean-Louis et Corinne le répétaient « les anges n’aiment pas devenir vieux ».

lundi, 14 avril 2008

Jeunesse Eternelle

La jeunesse est éternelle. Je ne sais pas qui a sorti cette connerie mais c’est vraiment n’importe quoi.
Lorsque j’ai eu 25 ans et que j’ai pris 20 ans en allant dans une boîte où se déhanchaient des minots et des filles de 19 ans, j’étais au bord du suicide. Mon psy m’a filé des médocs mais je savais que cela me détruisait.
Je me suis rappelé d’un truc que j’avais lu dans le train qui me ramenait de Perpignan. Les empereurs chinois pour conserver leur jeunesse couchaient avec des jeunes vierges.
Je me suis dit que ça pourrait marcher sur moi aussi.

Je me suis mis à sortir exclusivement avec des personnes de moins de 25 ans. Pas pour le côté vierge car très peu pour moi. Que la personne qui déclare avoir pris son pied avec un(e) vierge lève la main. Ok ça peut être touchant, émouvant, navrant, pathétique mais prendre son pied NON.

Elle s’appelait Julie, elle avait 22 ans. Dès le début de notre relation, je lui ai expliqué que celle-ci cesserait le jour de ses 25 ans. Elle pensait que je plaisantais. Le jour de son anniversaire, je lui ai offert un bouquet de roses rouges, une soirée à l’opéra et à minuit sur le boulevard des Italiens je lui ai rappelé mon engagement. Le bouquet a terminé sous les roues d’un taxi et je me suis pris une gifle.

Cela m’a servi de leçon. Trois ans c’est vrai que c’est long …. La fois suivante j’ai décidé de sortir avec quelqu’un de plus âgé. Elle avait 24 ans et 4 mois. Restaient donc 8 mois : on n’a pas le temps de s’attacher aussi rapidement. De plus je lui ai annoncé très sérieusement les conditions dès le départ. Là encore, la rupture a été difficile.

Je me suis donc dit que peut être qu’avec un mec et en plus assez âgé ce serait plus simple. Il s’appelait Guillaume. Il avait de grandes mains, de beaux cheveux noirs et une bouche exquise. Hélas, ça ne s’est pas passé comme je l’avais prévu. Il disait qu’il voulait vivre avec moi, m’épouser … Ça n’a pas été évident de le quitter.

Après ça a été Aurore. Elle avait la beauté de ses 17 ans, le visage de la jeunesse avec encore quelques traces de l’enfance. Ce fut une très belle relation. Avec elle, je me sentais intouchable. Les 8 ans qui nous séparaient de la date fatidique laissaient de la marge. En même temps je me disais qu’elle se lasserait rapidement.
Elle allait fêter ses 20 ans, j’étais bien avec elle. Pour son cadeau d’anniversaire, j’avais prévu de lui offrir un voyage d’une semaine à Rome car elle s’intéressait à l’art Italien.
Une semaine avant ses 20 printemps, elle m’annonçait qu’elle me quittait. J’ai eu mal. Je ne m’y attendais pas. Mais c’est la vie. Je crois que nous étions heureux.

Ensuite ça a été des rencontres fugaces dont la seule utilité était de me faire oublier. J’ai oublié bien des prénoms et biens des visages. Après cette période de rédemption, il y eut Andréa.

C’était amusant de sortir avec quelqu’un qui porte son prénom. Le processus fusionnel n’en est que plus fort. Sa maturité lui permit de comprendre mon angoisse de la vieillesse et elle me dit qu’elle acceptait mes conditions.
Ce fut comme des retrouvailles après une longue séparation. J’aimais son odeur, sa peau, ses longs cheveux châtains, le son grave de sa voix, sa bonne humeur après quelques verres...
Son souvenir m’apaisait. Mais d’un autre côté, je raisonnais froidement et tenais à respecter mes principes. Au fur et à mesure que La date approchait la boule dans mon ventre grossissait.
Ce jeudi, nous savions ce qu’il en serait. Nous nous sommes promenées la main dans la main. Assis sur le Pont des Arts nous nous sommes longuement embrassées et regardées.
A 2 heures du matin, la Tour Eiffel s’est éteinte et Andréa s’en est allée.

Ça a été horrible. C’était comme si une partie de mon être me fut arrachée. La douleur provenait des sentiments que j’éprouvais mais je pense aussi que son prénom a accentué cette sensation. C’était comme si je me quittais moi-même.

Après une longue et dure descente, je touchais le fond.

Les années ont passé, mon cœur a parfois été brisé puis recollé. J’ai certainement fait du mal à certaines personnes. Mais mon visage n’a pas vieilli, en tout cas moins que les personnes de mon âge. Les empereurs chinois avaient raison. Fréquenter la jeunesse permet de la conserver.

Je continue de fréquenter les soirées étudiantes, à sortir avec des personnes de moins de 25 ans et ma peau ferait pâlir d’envie L’Oréal.

Mon seul rival s’appelle Dorian Gray.

vendredi, 07 décembre 2007

Demonia

Ça fait un moment que je n’ai rien écrit, mais bon, le bonheur ne se raconte pas.

Je vis mes moments favoris, la nuit et le froid me renforcent.

Hier j’étais à la Nuit Démonia, j’y ai retrouvé des ami(e)s, des ex, des relations et des inconnus.

Aujourd’hui mon coup porte u collier écarlate aux nuances violettes de par ses suçons.

Nous avons joué à un jeu qui s’appelle Master & Servant. Pour ceux qui ne la connaissent pas voici les règles…mais je vous conseille d’écouter la chanson de Depeche Mode, c’est encore plus excitant.

 

There's a new game
We like to play you see
A game with added reality
You treat me like a dog
Get me down on my knees

We call it master and servant
We call it master and servant

It's a lot like life
This play between the sheets
With you on top and me underneath
Forget all about equality

Let's play master and servant
Let's play master and servant

It's a lot like life
And that's what's appealing
If you despise that throwaway feeling
From disposable fun
Then this is the one

Domination's the name of the game
In bed or in life
They're both just the same
Except in one you're fulfilled
At the end of the day

Let's play master and servant
Let's play master and servant

Let's play master and servant
Come on, master and servant

 

Bon je dois partir. C’est la New Wave Day today. Qui sera the Master, qui sera the Servant tonight ? Only The Moon could tell us.

mercredi, 14 novembre 2007

Concert de Vanessa Paradis

647afb296c53851fe1104cd3d027647f.jpgYesterday I was anxious and excited for all day. I was going to see Vanessa Paradis in the evening.

Yersteday was one of the better night of my life. She was magnificent, incredible, touching.

I thought I wasn't in love with her anymore, but I was wrong.

 

Sa mélodie et son aura m’ont transporté. Je n’ai jamais voulu être quelqu’un d’autre, mais ce soir là je me suis dit que j’aurais aimé être Johnny Depp pour être le mari de Vanessa Paradis.

 

Après le concert, je ne pouvais pas rentrer chez moi, trop d’émotions et d’énergie se mélangeaient. Je marchais et m’arrêtais au Point Ephemere. Je rencontrais Emma, étudiante anglaise en vacance à Paris et qui loge dans le Youth Hostel qui se trouve à proximité.

Je ne sais pas si c’etait l’effet de l’alcool mais je lui trouvais un air de Vanessa. Je lui ai proposé d’aller prendre un verre à Mouffetard.

Après deux cocktails au Crocodile nous avons gravi la montagne jusqu’à la Contrescarpe.

Plus mon sang se transformait en alcool plus Emma était Vanessa. D’ailleurs je l’appelai comme cela  pendant toute la soirée et ça la faisait rire. Nous nous sommes enivré au Requin Chagrin et nous avons coulé au Bateau Ivre.

En état second, sur du Vanessa, la nuit avec elle je passais.

Mais comme toujours, la réalité n’abdique pas et le matin en me réveillant je me rendais compte qu’elle ne ressemblait pas du tout à Vanessa, c’était le sosie de Elsa.

jeudi, 01 novembre 2007

Les Chroniques d'Andrea

J’ai nettoyé la chambre comme si c’était le printemps. Le soleil se couchait et Café del Mar emplissait la pièce de ses mélodies planantes.

J’avais allumé des bougies et tiré les rideaux. Cela me rappelait Léa à San Francisco.

L’air été légère et douce.

Je lui ai fait un massage pour la détendre de sa journée. Son dos est une statue grecque et sa nuque suscite le désir de la briser entre ses doigts.

Ses cheveux sentaient bon le sable chaud et la cigarette froide, avec une touche de démêlant, John Frieda vraisemblablement.

Nos corps étaient éclairés à la lueur des bougies bleus et mauves, et notre esprit vagabondaient au gré des vagues de la musique du Café del Mar. Les herbes médicinales avaient produit leur effet et nos âmes se sont élevées et commençaient à s’unir….avant que nos corps le fussent.

 

Nous étions quatre dans ce lit. Elle avait à l’esprit sa femme qui l’attendait en Thaïlande et qui vivait à travers moi. De mon côté, j’étais avec Léa. Nous ne savions plus avec qui nous étions, je m’appelai Andrea, mais aussi Estelle, Daria, Allenka et d’autres noms que j’ai oublié. Elle, elle était Léa, Muriel, Ludmila, Vanessa, je ne sais plus.

Son visage et son corps se transformaient au gré des flashes d’émotions.

Nous faillîmes nous perdre l’un l’autre et nos corps devenir prisonniers de la perception de nos esprits.

 

La chambre avait disparu. Nous flottions face à la mer et face au rivage, le soleil demeurait au crépuscule et les étoiles brillaient.

J’ai cru que j’étais de l’autre coté.

J’aimais ses cheveux châtains dont la racine était blonde et qui dans le soleil devenait auburn-roux.

 

Le temps était l’ennemi, nous luttions pour l’empêcher de faire son œuvre, mais cela est impossible.

Nous nous assoupîmes et nous endormîmes apaisées. La paix était de courte durée. Le réveil sonna, elle devait se préparer à prendre son avion et retrouver son épouse.

 

Le lendemain, la nuit était belle et la lune presque pleine. Je voulais conserver ce souvenir. Je marchais donc dans Paris en me le rappelant, ainsi lorsque je reviendrai sur ces lieux, je penserai à elle.

 

Le Crocodile était presque vide et je pris plaisir à m’y attarder prendre un cocktail : « unforgotable night », ça ne s’invente pas.

Ensuite je prenais une bière au Aussie, un bar australien très agréable, surtout lorsqu’il y a de beaux surfeurs.

J’avais décidé de finir. Je faisais donc le Bombardier, le Violon Dingue et les deux pubs à proximité.

Au Mayflower je rencontrais Tracy. Elle était rousse et américaine et vient étudier un semestre à la Sorbonne. Je ne sais plus de quoi nous avons parlé. Elle m’a ramené dehors, nous nous sommes embrassé sur la place de la Contrescarpe. Elle était vide et c’était beau.

Le matin nous, ……..je ne peux vraiment plus. Séléné m’attire dans ses bras et c’est elle la plus forte. Mince, je vais rater Tsugy. Je vais mourir.

samedi, 22 septembre 2007

Les Chroniques d'Andrea

Les chroniques d’Andréa

Samedi 22 septembre 2007

 

Les semaines se succèdent et diffèrent.

Last week I was to La Fête de l’Humanité, rassemblement du Journal l’Humanité – organe fossilisé d’un parti mort-vivant et d’une idéologie disparue. Certains disent que c’est un moyen pour le Parti Communiste de se croire encore vivant ; d’autres affirment que cela permet de maintenir sous perfusion un grand malade en état de mort cérébrale.

Je ne sais. En revanche, il est certain que les dizaines de milliers de personnes qui y viennent, sont surtout attirées par les concerts – dont la programmation a été remise au goût de jour depuis quelques années – et pour l’alcool pas cher.

 

Certes, on y trouve des Bernard Thibault, des Marie-Georges Buffet, et même des François Hollande, mais on y croise surtout des jeunes – que je ne qualifierai pas de Génération Seattle – habillés comme l’image néo-baba cool que certains médias aiment à donner des alter-mondialistes. Mais le sont-ils réellement ? Seraient-ils prêts, pour vivre leurs idéaux, à accepter de payer leur vêtement « made in Bangladesh » ou leurs shoes « made in China » deux fois plus cher ?

Je crois que nous devrions essayer. Car seul l’épreuve révèle l’âme d’une personne.

Alors pour l’alter-mondialisation, cessons les délocalisations dans les pays en développement, produisons en Occident et payons en le prix (celui de la main d’œuvre).

 

En ce Parc de la Courneuve, il est peu d’espace pour la spiritualité. « Dieu est mort ». Qu’il est amusant de constater que cette phrase de Nietzsche – apprécié par les Nazis qui l’ont comprise de travers – soit aussi celle qui fut prônée par le Communisme. Mais bon, comme un aimant les extrêmes aiment à se rapprocher, n’oublions pas le pacte germano-soviétique.

 

Le temps était clément et le vendredi fut formidable puisque j’y ai vu Clarika et compte tenu du peu de monde j’ai même pu être au 1er rang. Hmmmmmm, « les garçons dans les vestiaires….. ».

 

Le samedi était quant à lui blindé. Normal Iggy était là. Il est enfin digne de son surnom d’iguane avec sa peau qui se fripe avec l’age. Mais cette fois ci cela ne me disait rien et j’ai décliné son invitation.

 

J’ai préféré passer ma nuit dans le Parc, papillonnant de stand en stand afin de battre mon record d’alcoolémie. Ç’est pour cela que lorsque je me suis wake up le matin j’étais avec un couple dans l’herbe, des suçons sur le coup et aucun souvenir dans la tête. C’est vraiment trop injuste.

 

Autre semaine, autre état d’esprit.

Cette fin de semaine est une fin de semaine œcuménique puisque c’est à la fois le 10ème jour du Ramadan, le Yom Kippour et le week-end des Wampyrs.

Ce week-end est spirituel et temps de recueillement. D’ailleurs je dois m’en aller, du sang frais m’attend.

samedi, 01 septembre 2007

I am exhausted

I am exhausted. J’écris ces lignes depuis Jackson Hole, Wyoming (USA). J’ai l’impression d’être Neo, je vois le monde en chiffre.

J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, la crise financière mondiale n’aura pas lieu. Jean-Claude et Ben se sont mis d’accord.

A coté de ces deux jours que je viens de passer, les négociations pour fusionner GDF et Suez sont des vacances.

 

Et dire qu’il y a une semaine, dans le Parc de Saint Cloud, sous la pleine lune, mon visage enfoui dans les cheveux acajou de Klara, je regardais Björk avec mon âme, la brise caressant mon visage.

Ses cheveux sentaient la plage, le vent et les vacances. Les conditions étaient optimales pour une belle nuit d’amour. En plus ça renforce le système immunitaire (si on se protège naturellement).

 

C’est vrai que ses cheveux sentent vraiment bon. Il faudrait que je lui demande la marque de son shampoo, peut être que ça me procurera les mêmes sensations, peut être que finalement nous n’avons pas besoin de partenaire, il suffit d’un bon shampoo et d’un peu de narcissisme.

Si seulement Serge Reggiani avait su cela, il n’aurait pas pleuré à longueur de concert sa solitude. Comme quoi, une chanson ne tient pas à grand-chose.

 

« En fait, je suis l'inverse de cette fille sulfureuse que j'appelle "l'autre", ce fantasme que j'ai inventé, qui coïncide avec ce que l'on projette sur moi et m'attire tous ces rôles d'icône sexuelle. Cette "autre" est parfois une prison, mais elle m'a sauvé la vie. Parfois, je ne sais pas ce qui m'est le plus difficile à vivre : être moi-même, ou le fantasme. »

 

Asia me confiait cela en faisant le vortex. Cela lui donne un air strange. Un cote enfant et junkie. Junkchild quoi. Nous sommes nombreux à être comme cela. Nous sommes plusieurs.

 

Je dois concilier le cadre performant qui joue selon les règles de la société avec la partie nocturne de mon être, celle qui est allergique à la lumière et à toutes règles juridiques, morales ou sociales.

 

Comme l’a écrit Hermann Hesse, le loup des steppes et l’être dit civilisé coexistent en la plupart de nous.

 

Les paroles de Neil Young me viennent à l’esprit, « Le rock & roll ne mourra jamais. Mieux vaut flamber, que disparaître à petit feu ». Il avait raison. Le temps, la volonté de pouvoir et d’argent nous font oublier certaines valeurs. Que dirait Ann si elle me voyait.

 

« J’allais danser jusqu’à l’épuisement physique, jusqu’à la désorientation spatiale totale. Eh ouais, c’était ça l’histoire : s’éclater à porter des fringues fun pour se démarquer des dégaines sinistres des autres, faire passer la semaine aussi vite que possible pour ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir un boulot qui leur plaisait, et quand le week-end arrivait enfin, on se lâchait. On avalait un truc qui transportait ailleurs – et c’était parti. Before, boîtes, raves, free parties, soirées privées, afters, tea-dance, et ainsi de suite, comme ça jusqu’au dimanche soir. Et tant pis pour la descente du lundi matin. Tant pis pour le trou sur le compte en banque. Tant pis pour les risques de « troubles de la mémoire, de l’attention, de la vue, les dérèglements psychatriques, la déshydratation, l’hypothermie, la neurotoxicité ».Allez vous faire foutre avec votre envie de vivre vieux qui voulait attendre de voir quel cancer allait se déclencher en premier ? »

 

 

N’oublie pas ! N’oublie pas ! N’oublie pas !

 

« Je préfère vivre une dizaine d’années hyper à fond plutôt que jusqu’à 70 ans, écroulée au fond d’un fauteuil face à la télé. Je ne veux rien faire à moitié et vivre uniquement l’instant présent. Je veux flamber. Je veux couver sous la cendre. Je ne veux rien d’autre »

 

Janis Joplin

19 janvier 1943, Port Arthur

4 octobre 1970, Los Angeles.

 

 

Si seulement Raymond Barre avait suivi ses idéaux ! Il n’aurait pas eu à subir la fin qu’il a connue Oui, peut être n’aurait il pas été Premier Ministre. Mais cela faut il la peine d’être le baudet d’un aristo qui se veut républicain ?

En même temps, c’est la preuve vivante que l’on peut être un fumeur d’opium adolescent et devenir Premier Ministre.

Alors, peut être serai-je appelée prochainement vers les plus hautes fonction.

 

Putain de Wyoming, plus rien à boire. Rien à baiser non plus. Fuck off.

 

lundi, 30 juillet 2007

Les Chroniques d'Andrea

Ce week-end était à moi. Rien ne m’obligeait. Je pouvais aussi bien faire la grasse mat, ne pas dormir pendant 2 jours ou saccager la chambre d’un palace.
J’ai décidé d’aller à la Générale à Sèvres pour la performance du Placard : music non stop pendant 4 jours à écouter à travers des casques.
Le lieu est agréable et les personnes sympathiques. J’écoutais distraitement, allongé sur un tapis simili persan et lisant Stances à Augusta de Byron.

J’étais là depuis plusieurs heures lorsqu’à un moment où je levais les yeux, je cru voir une silhouette familière. Je repris ma lecture. La voix aussi m’était familière.
C’était elle.On s’est connu il y a plusieurs années lors d’un week-end éclair à Formentera. Nous vivions tous les deux dans l’urgence, avec la peur de mourir demain. Nous nous sommes rencontrées lors d’un concert où personne ne parlait français. C’était un samedi soir. Je repartais le dimanche après midi. La rencontre a été brève mais intense. Pour diverses raisons nous n’avions pu nous revoir et nous avions convenu de laisser faire le destin.
Personnellement je n’y croyais pas mais je préférais conserver ce souvenir plutôt que de connaître une suite décevante. Elle aussi.

A Sèvres nous nous sommes parlé comme si c’était hier. Sachant l’un et l’autre que le temps joue contre nous, nous sommes allées à l’essentiel et vivions le moment dans l’urgence de l’instant.

Daria voulait voir le film de Marjane parce qu’elle lui rappelait son histoire. L’intensité du film nous empêcha de parler pendant plusieurs dizaines de minutes après la fin.

De toute façon on se parle peu. Nous n’en éprouvons pas le besoin. Nos émotions se passent de la parole.

Daria reste à Paris encore deux jours, moi je dois partir à Luanda dans 8 heures.

Les raisons qui ont conduit à l’impossibilité d’une relation plus longue demeurent. Nous nous sommes dit au revoir et peut être à dans plusieurs années.

jeudi, 31 mai 2007

Les Chroniques d'Andrea #19

Il est des endroits comme ça qui vous marque toute votre vie.

J’avais 14 ans. Je prenais conscience de certaines choses, même si je n’étais plus innocent.

L’entrée était interdite aux mineurs mais grâce à des amis majeurs qui connaissaient le doorman j’ai pu pénétrer ce lieu qui m’apparaissait comme un lieu magique et inaccessible.

Je ne le savais pas encore mais ce lieu allait faire partie de ma vie pendant de nombreuses années.

 

C’était un bar comme il en existe dans toutes les villes. Mais pour moi c’était LE BAR. J’y ai découvert de nombreuses choses et rencontré des gens formidables……..et aussi des très minables…..bref, la vie.

 

Dès la première fois j’y suis devenu accroc. J’aimais cette sensation de bien être, ce sentiment de liberté. Presque tout était possible. L’expérience était la norme, la routine était bannie.

 

L’endroit était fréquenté par des terminales et des étudiants, notamment pas mal d’Erasmus. Cela me permit de découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux univers et de progresser en langue, etc.

 

Ashley, Fiona, Steve, Jack, Bianca, Loris, John, Fred, Emma...

 

Pour beaucoup de personnes cet endroit a été le lieu des premières fois, et je ne parle pas forcément d’anatomie.

 

Les plus anciens appréciaient les nouveaux venus comme autant de proies potentielles. Celles-ci se laissaient capturer, heureux de progresser dans la hiérarchie du lieu. Avec le temps, les anciens partent ou commencent à faire partie des meubles et les anciennes proies deviennent chasseur. Et le cycle se perpétue.

 

Avec le temps je devins un habitué et je regardais avec une certaine hauteur les nouveaux. C’est à ce moment que je compris que je devais partir pour ne pas regretter. Quelques années plus tard, j’appris que le bar a été remplacé par une librairie.

 

Il s'appelait l'Elixir et il coule toujours dans mes veines. 

dimanche, 20 mai 2007

Les Chroniques d'Andrea #18

Action, Réaction. Ça n’a jamais été aussi vrai et je le regrette.

Last Saturday j’étais bien, il faisait bon, les cheveux au vent je marchais insouciamment.

J’ai rencontré Victoire et son pseudo copain Guillaume lors du gala. Un mec assez bourrin qui picole mais ne tiens pas l’alcool. Vite fait il a dégagé et Victoire et moi avons rencontré Corinne dans les toilettes qui étaient encore relativement propre à 1h00 du mat.

Ça faisait un bail (enfin la définition du bail est relatif) que je ne l’avais pas vu. Elle est toujours la même. Diaphane, fine, amère et excitante. Nous avons plongé……dans la soirée et dans le mood. Le verre a 2 € a fait du bien à mon porte monnaie et du mal à mon foie.

Nos mains se sont jointes avant de joindre d’autres parties de nos corps chaud et moite.

C’était bon, je décompressais d’une période d’abstinence (intellectuelle, physique, spirituelle…).

Mais voila. Mon organisme n’était plus immunisé et dès le lendemain les symptômes sont apparus. En même temps, Corinne était partie et de mes yeux le voile s’est levé.

La semaine a été dure. Je traînais mon cops endolorie et frigorifié au boulot. Mon esprit le portait, malgré le temps poisseux.

Et puis, jeudi, soit disant l’ascension. Pour moi ce fut la descente. Sommeil, endormissement, esprit brumeux et maléfique, le froid qui te prend, l’eau chaude qui disparaît, le frigo vide, ton ex qui vient te faire chier pour sa chemise qu’il a oublié chez toi, le nez bouché par une rhinite. Bref, un zombie. Le pire c’est que je ne pouvais me permettre de chuter ce qui m’aurais permis de toucher le fond plus rapidement pour pouvoir remonter plus vite. Alors, je tournais à 4 ou 5 grammes par jour…et j’avais l’impression que ça me faisait rien.

Je crois que je suis en train de remonter. Mais putain de bordel de merde je déteste ça.

Parfois, j’ai comme l’impression que Ian l’a écrite pour moi (oui, je sais c’est prétentieux J)

 

Confusion in her eyes that says it all.
She's lost control.
And she's clinging to the nearest passer by,
She's lost control.
And she gave away the secrets of her past,
And said I've lost control again,
And a voice that told her when and where to act,
She said I've lost control again.....


dimanche, 25 mars 2007

Les Chroniques d'Andrea #17

Lundi 19

Début de semaine de merde. Voiture en panne. J’arrive en retard au Bourget. Le Jet est lui aussi en panne. Vu le prix que l’on paye pour ce genre de chose c’est INADMISSIBLE. Le RUINARD et le caviar n’arrivent pas à me calmer. J’éclate le miroir des toilettes et je me sens beaucoup mieux.

Mardi 20

Je croise Nicole et sa bande. Heni IV attendra.

Mercredi 21

Chercher Mickael à Roissy, des fleurs pour Sean, Johnny pour Snoop.
Avion retardé, Truffaut qui se plante de couleur et Chivas qui remplace Johnny (c’est beaucoup mieux).
Je suis plus speed que la poudre et arrive in extremis avant le début. Ouf.

Jeudi 22

Rachid fait son cinéma au Bataclan. La salle est pleine et limpide (normal on ne peut plus fumer). Je respire bien dans cette atmosphère chaude et vivante.

Vendredi 23

Je termine à 5h43 du matin la note de synthèse sur les perspectives européennes du plan pluriannuel des retraites. Je dois le remettre à Herman à 6h30 au Hilton Roissy. Samy n’est pas disponible, j’appelle donc Gégé. On arrive dans le hall à 6h29. Herman m’attend. Mission accomplie.

J’avale un tube de Guronsan pour tenir la journée après la nuit blanche (dans tous les sens) que je viens de passer. Le Dauphin m’attend à 8h30. Je le quitte que 12 heures plus tard.

Samedi 24

Lever à 6h30. Café hyperblack. Mes mains tremblent de fatigue, de nervosité et de manque de nourriture. J’ai connu pire. La machine tiendra.
Je rencontre des dizaines de personnes que je ne connais pas et je ne me souviens même plus de ce que je leur ai dit.
Il fait froid. Je veux dire il fait objectivement froid. Mais en plus je suis fatigué et je tremble de froid et de nerf. Je rencontre Jude. Elle a 19 ans, vit à Londres, est en vacances à Paris. J’aime l’odeur de ses longs cheveux noirs. Ils me rappellent mes vacances à Lesbos. Nous nous réchauffons.

Dimanche 25

« J’ai vécu pour la foule et je veux dormir seul ! » Lamartine

dimanche, 18 mars 2007

Les Chroniques d'Andrea #16

« Deux âmes, hélas, combattent en mon sein ! »
Faust de Goethe

Nous sommes tous au moins deux. Certains même se nomment même légion car ils sont plusieurs.
Cette semaine Paris était Lutetia Noir. Les Strigoi Vii sont venus communier et échanger le fluide vital.
C’est comme cela que j’ai rencontré Lucifel, un cygne noir très féminin. Il/Elle était beau/belle et sa voix était très douce. Celui qui l’accompagnait était son anti-double. Les opposés s’attirent.

Samedi le Dragon a été invoqué. Le Dragon intime et ultime brisa les portes de la perception. Les réalités se mêlèrent et les unions des êtres du monde héliotropique et hécatique se réalisèrent.

La dualité de chacun de nous contribue à l’équilibre, me dit Bianca. Je compris que bien qu’elle contribuait à l’équilibre, il est plus facile d’être d’un côté que de l’autre. Ceux qui vivent le jour sont tellement prompts à stigmatiser leur opposé nécessaire.

La Nuit est propice à la réflexion, à l’échange des esprits et des fluides, à la Magie des âmes. Les yeux de Bianca m’amenèrent vers d’autres horizons.

Maîtrise la Nuit et tu maîtriseras le Dragon me dit elle.

J’aperçu AndromaK qui jouait au poker avec Father Sebastian. De loin on aurait dit Delphine.

Le jour est venu et les brumes éclairantes de la Nuit se sont dissipées. Je me trouvais face à un choix.


dimanche, 11 mars 2007

Les Chroniques d'Andrea #15

Le temps est magique en ce moment à Paris. On se croirait au printemps. Le ciel est bleu, l’air est doux, frais, et respirable. Vive le réchauffement climatique. Je revis.

 

Hier, j’ai été au Showcase où j’espérais manger du rosbeef car se produisaient en concerts de jeunes groupes british. Iles étaient cute avec leur air androgyne. Il faut dire que je suis en ce moment en pleine phase asexué. I was dressed lik Romy SCHNEIDER playing Emma ECKERT, costume noire près du corps, chemise blanche entrouverte et chapeau.

 

Vu le peu de temps qui m’est accordé en ce moment, j’avais décidé de jouir de chaque seconde de cette soirée.

 

Je fis la connaissance d’Amaury et de Maud. Nous discutâmes de la fin de Jean BAUDRILLARD et du vainqueur de l’Eurovision. C’est vraiment dommage que Teapacks ait été refusé par ces biens pensant de l’Eurovision.

 

Après quelques verres de la verte boisson, la fée fit son apparition. Elle eut raison d’Amaury qui s’affala dans le canapé du VIP Room.

 

Maud me plaisait de plus en plus avec ses longs cheveux châtains shampouinés par Liliane BETANCOURT. J’aimais bien ses lèvres car elle ne portait pas de rouge-à-lèvres. Ne pouvant échanger l’ensemble de nos fluides dans cet endroit trop conventionnel, nous allâmes chez elle.

 

Comme d’autres l’ont dit avant moi, « une pilule te grandit, une autre de diminue et celle que ta mère te donne ne te fait plus rien » C’est pourquoi nous devons courir comme Alice. «Quand la logique et la proportion, sont tombées doucement mortes et que le chevalier blanc parle à l'envers et la reine rouge dit "coupez sa tête souviens-toi de ce que le muscardin à dit nourris ta tête, nourris ta tête »

Je pense que tu sais tout cela. Alice et Maud le savent.

 

Je me sentais en vie avec elle et elle vivait à travers moi. La fée verte est vraiment incroyable.

 

La prochaine fois c’est sur, je mangerais du rosbeef à l’abricot.

dimanche, 04 mars 2007

Les Chroniques d'Andrea #14

Incubus Sucubus, c’est par ces mots qu’Alex m’accueillit en cette nuit de pleine lune éclipsée.
Ménorah, Debby, Vanessa et AnSophy étaient là, debouts, comme des statues dans leur longue, blanche et transparente tunique.
Cette nuit allait sonner la fin des Chimères et la naissance de la Réalité.

Ménorah s’entailla la main et son eau de vie commença à couler. Nous en bûmes tous, son souffle nous envahit et nous plongeâmes dans un autre plan de l’existence. Je les voyais telles qu’elles sont et je me vis comme je savais être.

L’illusion s’était envolée. Nous étions tous sensibles émotionnellement et tactilement. Le moindre frôlement nous procurait des sensations inoubliables.

Nous étions immobiles et ubiquites, apaisés, lucides, en osmose. La plante sacrée augmenta cette sensation. Pendant que Jim Morisson chantait, nous célébrâmes la vie que Delphine avait fuie.
Au petit matin, le jour avait un nouveau goût. Le pacte a été scellé. Les Chimères sont mortes.

« Je me sens loin de moi. Est-ce bien moi que je vois ? Qui suis-je? je ne sais pas. Je me sens étrangère, Dans un corps éphémère. De quoi j'ai l'air? Je touche des doigts le bord du monde. Et je me noie juste une seconde.

Ces visions passagères m'engloutissent mensongères. Elles frappent mes nerfs. Oui, j'ai secoué dans tous les sens jusqu'à embrasser la démence. »



mercredi, 20 septembre 2006

Les Chroniques d'Andrea #13

11 septembre. Une date qui a marqué les esprits, tout le monde s'en souvient. J’y étais et je m’en souviens encore. Carl s’est vraiment surpassé pour l’inauguration du Marie Bell. La nuit avait bien commencé. Après le boulot je retrouvais Romain et Julie au Delaville Café. On discutait de tout et de rien mais surtout de rien. Parfois les yeux suffisent.
A la table voisine, un groupe de mecs, la trentaine, costard-cravate, profil La Défense parlait du dernier Technikart et de son dossier sur la bisexualité.

Selon eux les bi sont des super coup. Je veux parler des filles bi parce que pour eux un homme bi est un homo qui s’ignore. La discussion était affligeante. Naturellement on a eu droit au fantasme, parait il très répandu chez les hommes, du plan à 3 avec 2 filles. Fantasme qui me dépasse totalement.

Aujourd’hui on parle de bisexualité comme si c’était encore un des derniers tabous de la sexualité occidentale, mais dans 10 ans j’en suis sur tout le monde racontera sa 1ère expérience bisexuelle.

Ensuite nous sommes allés au concert donné par Diamanda Gallas. Une diva de l’ancien temps. C’était sublime. Si j’étais Diams je dirais « sa voix déchire grave ». Le public était plutôt goth, mais pas seulement.

A la fin du concert tout le monde est monté chez Carl et la soirée s’est ainsi poursuivie.
Dur dur le lendemain au boulot. Pendant que j’étais devant mon PC pour terminer ma présentation devants des investisseurs chinois, je n’arrivais pas à détacher mon esprit de Romain et Julia. On s’entend tellement bien que je me demande jusqu’à quand cela va durer.

Afin de ne pas trop s’attacher nous avons décidé de nous voir seulement 2 jours par semaine.Mais comme en ce moment I don’t want to be alone, I went to the Pop In faire connaissance avec des inconnus. C’est comme ça que j’ai rencontré Felipe, un bel argentin, grand, musclé juste ce qu’il faut et à mon grand soulagement peu poilu (oui, je déteste les poils). Il me raconte qu’il est photographe et qu’il part dans 2 jours à Madrid pour la fashion week. C’est parfait. On a pu faire connaissance juste ce qu’il faut, parler avec nos corps et ne pas tomber sur la pseudo-romance.

Je lui ai fait découvrir le Rex. Ça fait une semaine qu’il a fait sa rentrée avec son nouveau sound system et la Drum n Bass d’Eliza est parfaite pour s’en faire une 1ère idée. Y avait foule pour un mercredi. Elisa rayonnait toujours autant. Dans ses yeux se lisaient le bonheur absolue.

dimanche, 10 septembre 2006

Les Chroniques d'Andrea #12

Vendredi 1er septembre, à la rentrée du Pop In, les Koko Von Napoo étaient en concert. Je les adore, surtout Toupie. Sa voix est super craquante, sucré-salé.
Comme d’habitude le rez-de-chaussée déborde sur le trottoir. Dans cette ambiance chaleureuse les corps se touchent et on n’ignore rien de l’anatomie de son voisin ou de sa voisine. Cela ne gêne personne. C’est comme si toutes ces personnes se sentaient tellement seules que le seul contact humain passait par cet agglutinement humide.
Mais c’est vrai que ça peut être agréable. Et puis le contact se fait très rapidement. Cette volonté de se parler, de se toucher, de coucher aussi me rappellent New York juste après le 9-11. Les gens se parlaient. L’idée d’avoir échapper à la mort leur rappelaient qu’ils étaient vivants. Ils voulaient faire le maximum de chose car la mort te guette chaque jour. La mort te rappelle l’urgence de la vie.

C’est comme ça que j’ai rencontré Romain et Julie. Il est dans la finance et elle dans la mode. On a discuté et après le concert ils m’ont proposé de prendre un verre chez eux.

Ils habitent dans un superbe appartement situé rue Vieille du Temple. Rue dont les souvenirs de Markus et Clara me hantent. Nous connaissions cette rue comme notre poche et nous nous en considérions comme les maîtres. Ce temps est si loin et si proche. Chacun à sa manière est parti. Seule le rue est restée. Lorsqu’il m’arrive de passer par cette rue que j’évite habituellement, des images, des odeurs, des bruits m’apparaissent jusqu’à ce que je sorte inopinément de ce songe éveillé.

L’entrée de l’immeuble est superbe. Sombre et sobre comme je les adore. A peine entrée dans l’appartement qu’une odeur me saute à la gorge. Je la reconnais, il s’agit de volutes d’opium. Ils me présentent à leurs amis Dan et Sasha et me racontent qu’ils reviennent de Thaïlande et qu’ils en ramènent régulièrement.

L’ambiance est cosy et détendue. Helena Noguerra chante et nous amène très loin. La lumière est parfaite. J’adore l’éclairage à la bougie. Cà rend tout beau. Et puis c’est bien connu, les chandelles ça rapproche.

On discute de tous et de rien, on fume, on boit et plus la nuit avance plus on se connaît.

Le samedi on décide d’aller tous les cinq à une soirée qui a lieu dans le bois de vincennes. Le bois a du rarement connaître autant de marcheurs de nuit. Les prostitués font la gueule car les clients n’osent pas venir les voir. Nous on s’en fout. La nuit est belle, le vent chante dans les feuilles et nous sommes heureux.

L’endroit est superbe. Une pagode moderne avec un jardin et de grands arbres. Les gens sourient, se parlent, boivent, fument, dansent, s’enlacent, s’embrassent.

J’adore le vent. Depuis toujours j’ai voulu être le vent. Et cette nuit là, il est présent, en complète harmonie avec le moment.

J’étais tellement bien que je ne me rappelle pas grand-chose de cette soirée. C’est ça mon problème.Je ne me rappelle de rien lorsque I am happy. Je me souviens seulement que j’ai fermé les yeux dès que le jour a commencé à se lever et que j’ai demandé à Julie de me tenir la main jusqu’à la voiture. Je ne les ai rouverts qu’une fois arrivé chez elle.

Fuckin’ dawn. I hate you!!!!

mardi, 09 mai 2006

Les Chroniques d'Andrea #11

Ces dernières semaines flottent sur Paris comme un parfum d’amour. Tout le monde a envie d’être amoureux. Je pense que cela est du aux conditions climatique, température plus douce, ciel bleu parsemé de nuages, brise enivrante.
En plus les manifestations contre le CPE sont un vrai lieu de rencontres et d’échanges, d’idées et de sécrétions.

Olivia Ruiz fut en concert lundi 3 avril au Bataclan, qui termine bientôt son ravalement.
Elle est super cette fille. Super vivante, drôle, très belle voix.

En me rendant au bar du Georges V il y 1 mois, je croise Tom Wolfe, toujours impeccablement vêtu, en grande discussion avec des journaliste, promotion oblige de son dernier roman, « I am Charlotte Simmons ».
Par curiosité je l’ai lu. Verdict, j’hallucine qu’un tel roman ait pris 2 ans pour être traduit en français.
Je reprendrai, pour le désigner, le terme de George Walker Bush, il est excellent.

Il s’agit de l’histoire de Charlotte Simmons, jeune étudiante provinciale et prude, très brillante qui arrive au sein d’une Université très prestigieuse.
Elle est dotée d’une très grande ambition d’ascension sociale et éprouve un complexe d’infériorité et de supériorité vis-à-vis des autres étudiants.
La désillusion arrive rapidement.
Tom Wolfe décrit magnifiquement les relations sociales et les mesquineries dont nous sommes coupables.
Charlotte, Adam, Jojo, Beverley, Bettina, Mimi, Camille, Hoyt et les autres. Chacun d’eux est un peu ce que nous sommes. Aspirée de grandes ambitions, de grandeur d’âme mai aussi des bassesses les plus viles.
Ce livre nous montre ce que beaucoup d’entre nous ne veulent pas se l’avouer, c’est que en dépit de nos grands discours sur la liberté individuelle, l’amour sincère, l’amitié, nous sommes soumis de manière consciente ou inconsciente aux conventions sociales.
Les descriptions des relations sociales sont magnifiquement écrites. Les chapitres qui racontent le voyage de Charlotte à Washington DC et la soirée où elle se saoule sont des modèles du genre.

Sinon dans un autre genre, « Wassup rockers », le dernier Larry Clark.
L’histoire d’une bande d’amis de South Central, L.A. qui se rendent a 92210, Berverly Hills.
Un rencontre avec deux petites filles riches qui cherchent le grand frisson avec deux pauvres latinos.
Ces deux filles ressemblent a Paris et Nikki Hilton. C’est vrai que quand on les regarde on est amoureux. Elles sont belles et riches. Quand on les regarde, on s’imagine une vie insouciante sans problème d’argent, sans se soucier de terminer le mois.
Je ressens la même chose en regardant David Beckamm.

dimanche, 23 octobre 2005

Les Chroniques d'Andrea #10

Mercredi 19 octobre 2005

Décidément les mercredi de pleine lune ont vraiment quelque chose de spécial.

Il y a un mois c’était le Kultissime David Mancuso. Ce mois ci ce sont les fabuleux, les merveilleux, les formidables Cardigans.

Pour l’occasion j’ai mis ma veste en laine de Sweden que m’a offert Stefen, my ex-penfriend from Malmö.

Le lieux du concert était lui aussi special in my heart : la Flèche d’Or. Que de souvenirs qui sont remontés à ma mémoire (et dans ma gorge aussi).

Le concert organisé par la radio des gens qui jouissent (Oui FM) était gratuit mais complet ; et je n’avais pas de places.

So I came with 500 € pour soudoyer les doormen or buy a ticket on the blackmarket.

Donc j’arrive ¼ d’heure avant le début du concert et je tâte l’ambiance sur l’asphalte devant la salle.

Je me retourne et demande à 2 mecs pas spécialement joyeux s’ils n’auraient pas une place en rab. Et là the magick began. One of them told me yes and gave me a ticket.

Je sus alors ce que MissTick éprouva lorsqu’elle pénétra dans le coffre fort d’Oncle Picsou (plus prosaïquement, c’est un peu comme Josette la caissière du Franprix à qui tu offres carte blanche pour prendre tout ce qu’elle veut chez Chanel).

La fébrilité me pénétrait par tous mes pores. La sensation était comparable à ce que l’on peut ressentir lorsqu’on est amoureux pour la 1ère fois, que l’on croit avoir découvert son âme sœur et que l’on va se rencontrer intimement.

A 21h15 ils arrivent…sans Elle…qui pénétra la scène 2 minutes plus tard.

Lorsque je la vis, je sus ce que Lancelot ressentis lorsqu’une jeune femme sous l’apparence de Guenièvre lui présenta le Graal recouvert de son linceul : son cœur s’arrêta et il oublia le Graal.

Pendant toute la durée du concert le temps et la réalité disparurent. J’étais comme Ulysse face aux sirènes (j’aurais pu dire Cerbère face à Orphée mais ça le fait moins je trouve).

La salle était chaude et humide mais la voix de Nina me rafraîchissait comme une brise lors d’une belle journée de spring or d’indian fall.

Je voyais la route, le ciel bleu, les nuages qui défilaient, Berlin, Claire, Léonardo, le Tresor, le gris …et plein d’autres choses encore.

Elle n’a pas chanté Lovefool (one of the song of my life), mais ça valait mieux car je me serais évanouie.

Le concert n’a duré qu’une heure. Le retour à la réalité fut rude. J’étais comme Johnny Rico et Dizzy Flores juste avant la bataille de Glendatu (cf. Starship Troopers).

Pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion de vivre cette bataille, cela signifie se regarder dans les yeux après avoir jouit simultanément lors du dernier rapport avant sa mort probable. Pour l’avoir connu, je peux vous certifier que c’est extrêmement intense.

J’ai eu du mal à m’endormir. A mon réveil la porte de mon appart était ouverte et j’avais des marques sur le corps. Je ne me souviens de rien. Peut être l’ai je connue cette nuit là.

dimanche, 25 septembre 2005

Les Chroniques d'Andrea #9

Mercredi 21 septembre la dernière de « un été d’amour » la soirée du Respect Team qui a enchanté pendant de nombreuses années mes mercredi soirs au Queen. Un jour peut être je vous évoquerai ces soirées. Mais ce n’est pas le sujet de cet article.

J’arrive fébrilement au Concorde Atlantique. Je vais rencontrer un mythe. Certes, je l’ai déjà vu, mais j’en frissonne quand même.

J’arrive, je descends directement dans la cale, c’est là que ça se passe. La déco fait penser aux boums avec des ballons multicolores accrochés au plafond.

La salle est blindée, je me faufile entre des corps envahis de sueur (plus ou moins agréable) pour arriver en face de celui qui fait chavirer mes nuits : le mythique David Mancuso. Le fondateur du Loft. The Prince of NY.

Bon, certaines mauvaises langues disent qu’il fait Captain Caverne. OK, il s’est un peu enveloppé, le regard est un peu fatigué, mais si tu le regardes au fond des yeux, tu verras la flamme qui brille forever and ever and ever………..

La faune est plutôt rive gauche avec a touch of bohemian.
Les filles et les garçons sérieux comme il faut mais avec juste ce qu’il faut de décadence.
Les corps, se frôlent, se touchent, s’emboîtent, selon les affinités.

David se la joue funky à fond. Quelques cubains en promo pour las Havana Noches ont bu quelques verres de trop.
Ils tentent désespérément de brancher les filles par des déhanchements plus que suggestifs. On ne sait trop quoi penser. Comme Kierkegard, on oscille entre le dégoût et la pitié.

L’ambiance est muy caliente. Mas de 40 °C. Je décide alors de monter sur le ponton m’aérer. Pendant que je m’assied et jouit de cette nuit magnifique, Marie Louise gagne sa vie à la sueur de ses doigts en massant la partie la plus tendue du corps, j’ai désigné la nuque. Le massage est de 15 minutes minimum. A 1 € la minute, ça fait cher. J’ai préféré me trouver quelqu’un pour me masser toute la nuit. J’ai rencontré Julian, un bel argentin qui vient d’arriver à Paris. Je m’en suis allé, avec lui, me balader jusqu’au bout de cette nuit magique où tout était en harmony.
Je voulais jouir jusqu’au bout car c’était une des dernières nuits où l’on pouvait se promener dans Paris en dévoilant toute sa nudité (ou presque).

vendredi, 23 septembre 2005

Les Chroniques d'Andrea #8

La vie est ainsi faite que les enchaînements improbables deviennent plus que réel.
Dimanche 11 septembre j’étais à la fête de l’huma découvrir cette nouvelle gauche qui se veut porteuse d’idée (en fait j’y étais surtout pour écouter Carmina Burana).
Lundi 12, j’assistais à l’avant première de Rize, un film plein de rage, by David La Chapelle. Après le film avait lieu une soirée avec l’équipe du film (Tommy the Clown, Miss Precy….) à laquelle participaient de nombreux membres de Canal +.
Ariel comme d’habitude se la jouait dandy désabusé. Vahina était la aussi. Son visage reflète une innocence perverse à laquelle rare sont ceux qui y résistent, hommes comme femmes.
Je suis une personne ordinaire. J’y ai succombé……….totalement, car comme Oscar W, je crois que le meilleur moyen pour se détacher d’une drogue est d’y succomber.

Mercredi 7 septembre, Paris était vide en début de soirée. La France jouait contre l’Eire. Pendant ces 90 minutes où la vie s’est arrêté à Paris, j’ai vécu une super soirée avec KT Tunstall, une artiste qui mérite d’être davantage connue.

Vendredi 2 septembre, je suis allé chez Petrossian acheter du caviar et de la vodka pour une petite party que j’organisais avec quelques ami(e)s.
Le shop qui fait aussi resto sur le pouce était vide de vendeurs. Seuls 2 tables étaient occupées par des clients.

J’attends que quelqu’un vienne me servir, mais rien. Au moment où je me décidais à me servir et à partir avec mes emplettes (sans payer naturellement puisque j’y ai laissé du temps de ma vie et comme le dit le proverbe « time is money »), un client se lève et prévient la vendeuse de ma présence.
Zut, je me dis. Mais bon, il est parti d’une bonne intention. Je m’aperçois alors que le client en question est un grand Monsieur (au sens propre comme au figuré). Il s’agissait de Philippe NOIRET.
Un des premiers acteurs que j’ai connu avec le film kultissime « Alexandre le bienheureux ».
Il était très élégant avec des rayban marrons et une veste blanche.

La party était très réussie. Le caviar très bien, la vodka aussi (particulièrement celle aux herbes) On était une trentaine dans le loft que m’a prêtée une amie. On avait vue sur le Sacré Cœur.


lundi, 29 août 2005

Les Chroniques d'Andrea #7 : Rock en Seine

Il est bientôt 14 heures, on est samedi et je suis dans le brouillard au sens propre comme au figuré.
Hier j’ai passé ma nuit avec Corinne et maintenant je n’arrive plus à respirer par les narines.

Je l’ai rencontré au festival Rock en Seine. C’était tellement bien que je ne me souviens plus de grand-chose.

Quelques bribes me reviennent. J’ai cru voir, mais c’était tellement réel que je pense que cela s’est réellement passé, Jean Paul Huchon, Président de la Région Ile de France et rebelle dans l’âme, danser en costard et pull sur le dos pendant le concert de Robert Plant.
Qu’il était chou !! Tout en sourire et en rondeur que l’on a envie qu’il vous prenne dans ses bras et vous dise des mots d’amour, des mots de tous les jours…….bref, vous connaissez la suite.

Les rondouillards il faut s’en méfier. On ne s’y attend pas et puis un matin sans s’en rendre compte, on se réveille dans leur lit.
Bon, je vous rassure, il ne s’est rien passé. Jean Paul avait université d’été à la Rochelle samedi.

Je me suis alors abandonnée dans la voix de Robert Plant. Je peux maintenant dire que je comprends ce que Ulysse, roi d’Ithaque, a ressenti en passant au large de l’île des sirènes.
Un mec qui te dit « i love you » avec cette voix, vous lui dites « i love you to » même s’il sent le renard crevé.

Ensuite, j’ai vu le groupe de Alexander Kapranos, the man with the voice from heaven and with the guitar from hell.
J’ai flashé sur Paul Thomson l’homme avec (ceci est la phrase prononcée par Alex) la très très grosse beat (il est batteur).

Ensuite, je ne me rappelle plus très bien. J’ai rencontré Alessandro, un bel italien, et Carla, une belle roumaine.
On est parti au camping. C’est la que j’ai rencontré Corinne. La suite est irracontable par des mots. Le temps, la réalité, la distance se sont mélangés. Il n’y avait plus de début, ni de fin.
L’alpha était l’oméga et l’oméga était l’alpha. Le haut était le bas et le bas était en haut.
Ceux qui ont vu « Lara Croft : the cradle of life » comprendront.

Le retour dans cette réalité est difficile.J’ai le week-end pour m’en remettre. Je dois être au top lundi. Je négocie les quotas de la Chine sur les slips kangourous, pour homme, de couleur blanche pour les tailles 46 à 58.


vendredi, 15 juillet 2005

Les Chroniques d'Andrea #6

Quelle quinzaine !!!

 

Je passerais sur samedi 2 juillet et le pathétique spectacle du live 8 à Versailles. J’ai du me saouler tout le week end pour m’y remettre. Heureusement que j’étais en bonne compagnie.

 

Mercredi 6 juillet.

J’ai gagné 500 € en pariant sur London 2012. Ce sera plus facile de déménager pour vivre à London que de le faire pour Beijing.

 

Jeudi 7 juillet

Je suis invité à un concert de gens que je ne connais pas, par des gens que je ne connais pas. Les Magic Numbers, vous connaissez ? Moi pas.

C’était pas mal. Pendant le concert, à un moment je suis perturbé par une odeur de testostérone. Je me retourne, c’est mon voisin. Et devinez qui c’était ? Mathieu C as know as M. Il est plus mince in the real life, mais je n’aime pas les hommes qui transpirent. Les femmes, ça dépend.

 

Samedi 9 juillet.

Stade de France. Toi Aussi en concert (U2 en v.o.). Très grands professionnels, très beau concert, but i was too stone to enjoy it. Quel dommage.

 

Mercredi 13 juillet.

A la Bastille, super concert avec Gilberto Gil, ministre de la culture du Brasil, Jorge Ben Jor, Lenine & others.

Le concert était génial. C’était comme si on était baigné dans des good vibes. Beaucoup d’émotion.

Ça a du faire du bien à Bertrand D et Luis Ignacio L, tout deux, connaissent des périodes difficiles en ce moment.

Gal Costa voulait passer la soirée avec moi, mais j’ai du décliner l’offre car le lendemain c’était réveil à 6h00 pour commenter le défilé sur Pink TV en compagnie d’Ana.

C’est vrai qu’il y a plein de beaux mecs dans l’armée. Peut être pas la tête bien pleine, mais c’est pas grave, du moment qu’ils sont pleins ailleurs.Sinon, le défilé était plutôt chiant.

 

Je vous laisse méditer sur cette phrase d’Ana, « Pour aimer complètement, il faut aimer de toutes les façons et avec les différents aspects de l’humanité ».

mercredi, 04 mai 2005

Les Chroniques d'Andrea #5 : concert des Black Strobes et de The Hacker

Jeudi 28 avril 2005

Jeudi j’étais pas super motivé pour sortir. Manque de sommeil, sensation de chute, descente tout schuss, c’était pas la joie.
Mais avec la nuit mes envies, mes sensations, mon enthousiasme sont revenus. So, let’s go to the P.E. (Point Ephemere).

Y avait les Black Strobes et The Hacker. J’arrive à 1h00, c’est le début du concert des B.S. Le rythme est toujours aussi bon, mais ils assurent pas au niveau technique (quelques foirages) et scéniques (Henri Salvador est plus dynamique). J’écoute d’une oreille distraite, mon verre à la main, je balaye la salle régulièrement espérant y retrouver une pseudo connaissance.

Au bout d’une heure, c’est la fin du concert. Ils se sont vraiment pas foulés.

Le temps que l’on installe les platines du Hacker, je vais me rafraîchir au bar. Je discute quelques minutes avec Theo, un mec assez mignon. On y parle Nietzsche, la « Ferme 2 » et bien sûr l’incontournable sujet du moment : t'es plutôt oui ou plutôt non ?

Ensuite je retourne sur la piste, le Hacker est déjà à l’œuvre. C’est froid, tranchant, rythmée, dure, robotique. Putain !!! J’adore.
Je chat un peu avec une américaine qui accompagne ses amis mais qui n’aiment pas du tout la musique. Elle me demande « Are you someone who’s selling drugs here ? ». Je m’inquiète pour sa santé et je lui réponds que non. En plus, c’est vrai. A Paris on ne vend pas de drogues dans les clubs.

J’aime beaucoup l’ambiance du P.E. Les gens sont friendly, open, tactiles. On se frôle, on se touche, on se caresse, on se prend par la taille. Tout ça sans arrière pensée (ou presque).

A 4h00 je rentre chez moi. Ça va, j’ai encore un peu de marge avant que le soleil ne se lève. Je m’endors devant un mec qui escalade des parois à mains nues. C’est très beau. Les oiseaux commencent à chanter, c’est le début de la fin de la nuit, snif.

lundi, 02 mai 2005

Les Chroniques d'Andrea #4 : concert de Jad Wio

Samedi 16 avril 2005

22h00, je me réveille. Pas encore remis de ma soirée de la veille. J’ai intérêt à me dépêcher car Jad Wio débute son concert dans 1h30.
J’avale un triple café et 2 pommes. Ça devrait aller jusqu à 3h00.
La nuit est belle, grose (gris-rose) avec quelques fenêtres de ciel bleu. Il vente juste ce qu’il faut.

Un taxi me dépose devant les Caves. Une dizaine de personnes font la queue, mais aucun signe de Laure et des autres.
My mood begins to fall down. C’est un reliquat de mes consommations de la veille.
Ils arrivent enfin.

La salle d’ordinaire étroite a des airs de boîtes de sardines. Bonjour, les échanges de fluides. En plus, vynil et latex, ça aide pas au niveau de l’aération.

Jad Wio en est à son 3ème morceau. On se fraye un chemin jusqu’à la scène et on arrive presque au 1er rang.
Il est là. Souriant, élégant, sensuel. Minijupe, tailleur, collant et talons aiguilles. Il se contorsionne sur scène, marche comme un félin.

Ophélie est magnifiquement chanté, malgré le mauvais son de la salle.
Pour celles et ceux qui ne connaissent d’Ophélie que Winter, sachez que celle de Jad Wio est légèrement différente.

Ophélie est une fille qui a du sex-appeal. Dans un cirque elle suce un mulet, et à la fin elle le baise.

Le concert était un peu court. Heureusement que le DJ était bien. Tout les classique y sont passés : Ramstein, Paradise Lost, Siouxie, Marylin Manson……….

Coté fétish, c’était moins bien. A part un mec à poil qui se prenait pour un chien et quelques mâles léchant des bottes, pas grand chose.

J’ai pris un verre avec Poupée Mécanique, un dernier froti-frota sur la piste et puis je suis rentré me coucher.
Je suis une vraie marmotte en ce moment. Je récupère les heures de sommeil que j’ai perdues en novembre-décembre 2004.

Que c’est bon de dormir.