Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 01 juin 2007

Dans la garçonnière de Jean-Claude Brialy

Le décès de Jean-Claude Brialy semble avoir réveillé de vieux souvenirs chez certains.

Commentaire posté sur un autre blog par "un homme qui pleure" mais depuis supprimé :

"Je vais me lancer sinon personne ne le fera. C’était il y a quelques années déjà. J’étais assis sur un banc en train de regarder la Seine quand un homme est venu s’asseoir. Au bout d’un moment il m’a demandé si j’avais lu Montherlant. Je pensais qu’il s’agissait d’un jeune romancier. Il sourit. Il m’expliqua son œuvre et comme il commençait à faire froid il m’invita à prendre un thé dans un salon. Comme il était d’agréable compagnie, j’ai accepté.
Le thé était délicieux et il m’expliqua les divers types de thé. Pour moi qui n’avait jusque là connu que le Bois Chéri et le Lipton, ça a été une vrai découverte.
Pendant que j’avalais une gorgée bien chaude, il posa sa main sur mon genou. J’ai sursauté et il m’a souris. Il la laissa un moment à cet endroit avant de remonter. Je le laissais faire. Il me demanda si je voulais venir chez lui. Je ne sais pas ce qui m’a pris mais j’ai dit oui.
Nous avons marché, en silence, jusqu’à sa garçonnière qui se trouvait à quelques dizaines de mètres.
Je passais la porte avec un peu d’inquiétude. Il pris ma veste, puis la main. Il passa sa main dans ma barbe et il a commencé à enlever ma chemise. Il savait que c’était la première fois.
Sa main vint entre mes jambes et mon organe a commencé a gonfler par le désir. Je me souviens encore de sa bouche. Le reste n’est que luxe, calme et volupté. Je prefère le garder pour moi.

J’ai gardé cette rencontre au fond de moi toutes ces années. Je ne l’ai jamais raconté à personne, pas même à ma femme. C’était il y a 17 ans.Il s’appelait Jean Claude Brialy."

Jean-Claude Brialy est mort

medium_auton20.jpgQuelle ironie ! Il était celui qui évoquait le mieux la mémoire de ces grands artistes disparus. Il avait toujours une anecdote à raconter sur Romy Schneider, Jean Gabin ("Ah Gabin !"), etc. On avait parfois l'impression qu'il vivait dans le passé, qu'il n'avait pas fait le deuil de ses belles années. J'ai le souvenir d'une émission où il critiquait les acteurs d'aujourd'hui et les comparait à Jean Gabin : "Ah Gabin c'était autre chose quand même.........."

Aujourd'hui, il est mort et personne ne fera sa nécrologie aussi bien que lui l'aurait fait.