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lundi, 30 juillet 2007

Les Chroniques d'Andrea

Ce week-end était à moi. Rien ne m’obligeait. Je pouvais aussi bien faire la grasse mat, ne pas dormir pendant 2 jours ou saccager la chambre d’un palace.
J’ai décidé d’aller à la Générale à Sèvres pour la performance du Placard : music non stop pendant 4 jours à écouter à travers des casques.
Le lieu est agréable et les personnes sympathiques. J’écoutais distraitement, allongé sur un tapis simili persan et lisant Stances à Augusta de Byron.

J’étais là depuis plusieurs heures lorsqu’à un moment où je levais les yeux, je cru voir une silhouette familière. Je repris ma lecture. La voix aussi m’était familière.
C’était elle.On s’est connu il y a plusieurs années lors d’un week-end éclair à Formentera. Nous vivions tous les deux dans l’urgence, avec la peur de mourir demain. Nous nous sommes rencontrées lors d’un concert où personne ne parlait français. C’était un samedi soir. Je repartais le dimanche après midi. La rencontre a été brève mais intense. Pour diverses raisons nous n’avions pu nous revoir et nous avions convenu de laisser faire le destin.
Personnellement je n’y croyais pas mais je préférais conserver ce souvenir plutôt que de connaître une suite décevante. Elle aussi.

A Sèvres nous nous sommes parlé comme si c’était hier. Sachant l’un et l’autre que le temps joue contre nous, nous sommes allées à l’essentiel et vivions le moment dans l’urgence de l’instant.

Daria voulait voir le film de Marjane parce qu’elle lui rappelait son histoire. L’intensité du film nous empêcha de parler pendant plusieurs dizaines de minutes après la fin.

De toute façon on se parle peu. Nous n’en éprouvons pas le besoin. Nos émotions se passent de la parole.

Daria reste à Paris encore deux jours, moi je dois partir à Luanda dans 8 heures.

Les raisons qui ont conduit à l’impossibilité d’une relation plus longue demeurent. Nous nous sommes dit au revoir et peut être à dans plusieurs années.