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mercredi, 31 janvier 2007

Moi et mes lunettes Prada

Je suis Reshad, simple employé de la………. Ma triste vie se résume à boulot et dodo.

Les gens me fuient de peur de mourir d’ennui.

Peu importe où je suis, je passe toujours inaperçu, je suis aussi invisible que l’air.

Ceux qui me connaissent disent en général que je suis gentil, en vérité cela signifie que je n’ai pas de personnalité.

Si je n’existais pas….. Il faudrait déjà que les gens se rendent compte que j’existe.

 

Mais……

 

Quand je mets mes lunettes Prada, je ne suis plus Reshad, simple employé de la……., je suis Reshad, aimé par les filles et leur mère, admiré par les hommes et adulé par les foules en général.

Grâce à elles et à ses courbes stylisées, je suis au top de la hype, les gens recherchent ma compagnie, ils envient mon côté branché.

Ma vie est une suite de fêtes et de soirées. Je suis imprévisible. Quand on me croit en boîte à Saint-Gilles, je suis en réalité à un cocktail privé à la Montagne. Tu penses que je suis à la soirée de lancement d’un énième modèle de téléphone portable, je suis en fait à vacances à l’île Maurice….avec ta femme. Je suis là où on ne m’attend pas, tel un Sitarane des temps modernes.

Dès que je sors avec mes lunettes, il y a comme de la curiosité dans l’air, on se retourne sur mon passage. Avec mes Prada, j’ai vraiment le don de capter tous les regards et comme je déteste l’incognito, je ne les quitterai pas de sitôt.


dimanche, 10 septembre 2006

Les Chroniques d'Andrea #12

Vendredi 1er septembre, à la rentrée du Pop In, les Koko Von Napoo étaient en concert. Je les adore, surtout Toupie. Sa voix est super craquante, sucré-salé.
Comme d’habitude le rez-de-chaussée déborde sur le trottoir. Dans cette ambiance chaleureuse les corps se touchent et on n’ignore rien de l’anatomie de son voisin ou de sa voisine. Cela ne gêne personne. C’est comme si toutes ces personnes se sentaient tellement seules que le seul contact humain passait par cet agglutinement humide.
Mais c’est vrai que ça peut être agréable. Et puis le contact se fait très rapidement. Cette volonté de se parler, de se toucher, de coucher aussi me rappellent New York juste après le 9-11. Les gens se parlaient. L’idée d’avoir échapper à la mort leur rappelaient qu’ils étaient vivants. Ils voulaient faire le maximum de chose car la mort te guette chaque jour. La mort te rappelle l’urgence de la vie.

C’est comme ça que j’ai rencontré Romain et Julie. Il est dans la finance et elle dans la mode. On a discuté et après le concert ils m’ont proposé de prendre un verre chez eux.

Ils habitent dans un superbe appartement situé rue Vieille du Temple. Rue dont les souvenirs de Markus et Clara me hantent. Nous connaissions cette rue comme notre poche et nous nous en considérions comme les maîtres. Ce temps est si loin et si proche. Chacun à sa manière est parti. Seule le rue est restée. Lorsqu’il m’arrive de passer par cette rue que j’évite habituellement, des images, des odeurs, des bruits m’apparaissent jusqu’à ce que je sorte inopinément de ce songe éveillé.

L’entrée de l’immeuble est superbe. Sombre et sobre comme je les adore. A peine entrée dans l’appartement qu’une odeur me saute à la gorge. Je la reconnais, il s’agit de volutes d’opium. Ils me présentent à leurs amis Dan et Sasha et me racontent qu’ils reviennent de Thaïlande et qu’ils en ramènent régulièrement.

L’ambiance est cosy et détendue. Helena Noguerra chante et nous amène très loin. La lumière est parfaite. J’adore l’éclairage à la bougie. Cà rend tout beau. Et puis c’est bien connu, les chandelles ça rapproche.

On discute de tous et de rien, on fume, on boit et plus la nuit avance plus on se connaît.

Le samedi on décide d’aller tous les cinq à une soirée qui a lieu dans le bois de vincennes. Le bois a du rarement connaître autant de marcheurs de nuit. Les prostitués font la gueule car les clients n’osent pas venir les voir. Nous on s’en fout. La nuit est belle, le vent chante dans les feuilles et nous sommes heureux.

L’endroit est superbe. Une pagode moderne avec un jardin et de grands arbres. Les gens sourient, se parlent, boivent, fument, dansent, s’enlacent, s’embrassent.

J’adore le vent. Depuis toujours j’ai voulu être le vent. Et cette nuit là, il est présent, en complète harmonie avec le moment.

J’étais tellement bien que je ne me rappelle pas grand-chose de cette soirée. C’est ça mon problème.Je ne me rappelle de rien lorsque I am happy. Je me souviens seulement que j’ai fermé les yeux dès que le jour a commencé à se lever et que j’ai demandé à Julie de me tenir la main jusqu’à la voiture. Je ne les ai rouverts qu’une fois arrivé chez elle.

Fuckin’ dawn. I hate you!!!!

vendredi, 23 septembre 2005

Les Chroniques d'Andrea #8

La vie est ainsi faite que les enchaînements improbables deviennent plus que réel.
Dimanche 11 septembre j’étais à la fête de l’huma découvrir cette nouvelle gauche qui se veut porteuse d’idée (en fait j’y étais surtout pour écouter Carmina Burana).
Lundi 12, j’assistais à l’avant première de Rize, un film plein de rage, by David La Chapelle. Après le film avait lieu une soirée avec l’équipe du film (Tommy the Clown, Miss Precy….) à laquelle participaient de nombreux membres de Canal +.
Ariel comme d’habitude se la jouait dandy désabusé. Vahina était la aussi. Son visage reflète une innocence perverse à laquelle rare sont ceux qui y résistent, hommes comme femmes.
Je suis une personne ordinaire. J’y ai succombé……….totalement, car comme Oscar W, je crois que le meilleur moyen pour se détacher d’une drogue est d’y succomber.

Mercredi 7 septembre, Paris était vide en début de soirée. La France jouait contre l’Eire. Pendant ces 90 minutes où la vie s’est arrêté à Paris, j’ai vécu une super soirée avec KT Tunstall, une artiste qui mérite d’être davantage connue.

Vendredi 2 septembre, je suis allé chez Petrossian acheter du caviar et de la vodka pour une petite party que j’organisais avec quelques ami(e)s.
Le shop qui fait aussi resto sur le pouce était vide de vendeurs. Seuls 2 tables étaient occupées par des clients.

J’attends que quelqu’un vienne me servir, mais rien. Au moment où je me décidais à me servir et à partir avec mes emplettes (sans payer naturellement puisque j’y ai laissé du temps de ma vie et comme le dit le proverbe « time is money »), un client se lève et prévient la vendeuse de ma présence.
Zut, je me dis. Mais bon, il est parti d’une bonne intention. Je m’aperçois alors que le client en question est un grand Monsieur (au sens propre comme au figuré). Il s’agissait de Philippe NOIRET.
Un des premiers acteurs que j’ai connu avec le film kultissime « Alexandre le bienheureux ».
Il était très élégant avec des rayban marrons et une veste blanche.

La party était très réussie. Le caviar très bien, la vodka aussi (particulièrement celle aux herbes) On était une trentaine dans le loft que m’a prêtée une amie. On avait vue sur le Sacré Cœur.