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dimanche, 18 mars 2007

Les Chroniques d'Andrea #16

« Deux âmes, hélas, combattent en mon sein ! »
Faust de Goethe

Nous sommes tous au moins deux. Certains même se nomment même légion car ils sont plusieurs.
Cette semaine Paris était Lutetia Noir. Les Strigoi Vii sont venus communier et échanger le fluide vital.
C’est comme cela que j’ai rencontré Lucifel, un cygne noir très féminin. Il/Elle était beau/belle et sa voix était très douce. Celui qui l’accompagnait était son anti-double. Les opposés s’attirent.

Samedi le Dragon a été invoqué. Le Dragon intime et ultime brisa les portes de la perception. Les réalités se mêlèrent et les unions des êtres du monde héliotropique et hécatique se réalisèrent.

La dualité de chacun de nous contribue à l’équilibre, me dit Bianca. Je compris que bien qu’elle contribuait à l’équilibre, il est plus facile d’être d’un côté que de l’autre. Ceux qui vivent le jour sont tellement prompts à stigmatiser leur opposé nécessaire.

La Nuit est propice à la réflexion, à l’échange des esprits et des fluides, à la Magie des âmes. Les yeux de Bianca m’amenèrent vers d’autres horizons.

Maîtrise la Nuit et tu maîtriseras le Dragon me dit elle.

J’aperçu AndromaK qui jouait au poker avec Father Sebastian. De loin on aurait dit Delphine.

Le jour est venu et les brumes éclairantes de la Nuit se sont dissipées. Je me trouvais face à un choix.


dimanche, 04 mars 2007

Les Chroniques d'Andrea #14

Incubus Sucubus, c’est par ces mots qu’Alex m’accueillit en cette nuit de pleine lune éclipsée.
Ménorah, Debby, Vanessa et AnSophy étaient là, debouts, comme des statues dans leur longue, blanche et transparente tunique.
Cette nuit allait sonner la fin des Chimères et la naissance de la Réalité.

Ménorah s’entailla la main et son eau de vie commença à couler. Nous en bûmes tous, son souffle nous envahit et nous plongeâmes dans un autre plan de l’existence. Je les voyais telles qu’elles sont et je me vis comme je savais être.

L’illusion s’était envolée. Nous étions tous sensibles émotionnellement et tactilement. Le moindre frôlement nous procurait des sensations inoubliables.

Nous étions immobiles et ubiquites, apaisés, lucides, en osmose. La plante sacrée augmenta cette sensation. Pendant que Jim Morisson chantait, nous célébrâmes la vie que Delphine avait fuie.
Au petit matin, le jour avait un nouveau goût. Le pacte a été scellé. Les Chimères sont mortes.

« Je me sens loin de moi. Est-ce bien moi que je vois ? Qui suis-je? je ne sais pas. Je me sens étrangère, Dans un corps éphémère. De quoi j'ai l'air? Je touche des doigts le bord du monde. Et je me noie juste une seconde.

Ces visions passagères m'engloutissent mensongères. Elles frappent mes nerfs. Oui, j'ai secoué dans tous les sens jusqu'à embrasser la démence. »